Plan de leçon: Des carrières halieutiques pour les Premières nations

Aperçu des ressources et du matériel requis

Plan de leçon complet

Résultats d'apprentissage prescrits et composantes du programme d'études

Planification 10e

Attributs et intérêts personnels

  • situer ses attributs et ses intérêts personnels par rapport à ses projets en matière d'études et de carrière

Information sur le marché du travail

  • appliquer aux carrières de son choix l'information relative au marché du travail (p. ex. types d'emplois, compétences et études requises, échelle des salaires)

Ressources et réseaux de soutien

  • trouver des ressources (p. ex. famille, école, communauté) et des réseaux qui peuvent l'aider à atteindre ses objectifs en matière d'études et de carrière

Plan de transition

  • élaborer un plan personnel d'études et de carrière en vue d'appuyer la réalisation de ses objectifs en matière d'études et de carrière

Cours obligatoires, examens et domaines d'intérêt

  • énumérer les cours obligatoires du programme du secondaire deuxième cycle
  • déterminer des façons d'acquérir les crédits nécessaires pour l'obtention du diplôme de fin d'études secondaires (p. ex. cours donnés en classe, crédits de l'extérieur)

De l'aide peut être mise à votre disposition

Veuillez vous adresser au coordonnateur de l'enseignement de votre région responsable du programme Au fil de l'eau ou à un conseiller communautaire de Pêches et Océans Canada ou encore composez le (604) 666-6614 et demandez si un est disponible dans votre région pour vous assister dans cette activité.

Exploration des domaines de l'intendance traditionnelle et moderne des pêches, recherche sur les carrières halieutiques et méthodes d'orientation vers des emplois dans le secteur de la pêche.

Aperçu du plan de leçon

Cette leçon incite les élèves à explorer le large éventail des emplois offerts dans le domaine de la pêche et de ses spécialités connexes, du point de vue de leur pertinence pour les économies de nombreuses collectivités des Premières nations. Quelques brèves études de cas, basées sur des faits réels, serviront à l'appui de l'observation d'activités d'intendance traditionnelle et moderne menant à des carrières halieutiques. Les élèves feront l'inventaire de leurs aptitudes et de leurs intérêts, afin de trouver des carrières correspondant à leurs aspirations. [Accès à Internet recommandé].

Temps approximatif requis

Aperçu des ressources et du matériel requis

Autre matériel requis

Ressources supplémentaires et activités d'enrichissement facultatives recommandées

(p. ex. sites Internet, guides pédagogiques, lectures libres, bandes vidéo et audio, affiches et dépliants, sorties éducatives)

Description de l'activité

Durée du cours : 90 minutes [La recherche sur Internet peut être donnée en devoir si votre école ne dispose pas d'un laboratoire informatique.] 

Vue d'ensemble

Matériel nécessaire

Résultats d'apprentissage

À la fin de cette leçon, l'élève pourra :

Plan de leçon

1. Donnez un bref aperçu de la leçon: 5 minutes

2. Étude de cas : Intendance des pêches autochtones : 15 minutes

3. Emplois dans le domaine de la pêche pour les autochtones : 15 minutes

4. Initiation aux carrières dans les domaines de la pêche et de l'intendance : 15 minutes

5. Autoévaluation des champs d'intérêt: 15 minutes

6. Étude des carrières dans les domaines de l'intendance et de la pêche: 15 minutes ou à faire en devoir

7. Synthèse et étape suivante: 10 minutes

Activité d'approfondissement: La gestion coopérative des pêches et la tragédie des ressources d'usage commun

Copyright © 2005 Jeff Fletcher (Programme de partenariats "Parlons science", UBC)

Ce jeu vise à encourager les élèves à réfléchir sur le rôle que la gestion des pêches, l'application des lois et l'intendance jouent dans la protection du bien commun.

La gestion coopérative des pêches et la tragédie des ressources d'usage commun

1. Objectif d'apprentissage:

2. Matériel nécessaire:

3. Méthode expérimentale:

4. Philosophie du jeu :

5. Références (s'il y a lieu) :

Documents à remettre aux élèves

Étude de cas : Russel Barsh

Extrait de: Les connaissances écologiques traditionnelles et leur application moderne dans la perspective des Zones de protection marines (ZPM), par Russel Barsh, Center for the Study of Coast Salish Environments Washington.

J'ai déjà travaillé pour le Grand conseil des Micmacs dans les provinces de l'Atlantique où, bien sûr, il ne reste plus beaucoup de poissons. Nous avons assisté, impuissants, à leur déclin, causé en partie par le fait qu'on n'a pas tenu compte de l'opinion de la population locale. Je travaille maintenant dans un petit centre de recherche parrainé par une tribu : le "Center for the Study of Coast Salish Environments", mis sur pied par la nation Samish. Nous étudions comment les Premières nations ont transformé le paysage et géré leurs ressources. Notre principal mandat consiste à mettre la science au service de l'intendance du territoire traditionnel de la nation Samish. Il nous faut pour cela combiner les connaissances traditionnelles des autochtones avec la science officielle occidentale. Nous travaillons beaucoup sur le saumon, le sébaste, l'huître plate, ainsi qu'au recrutement et à la formation de jeunes scientifiques autochtones, dans le cadre de notre Programme de gestion Samish. Je consulte les Samish afin de déterminer ce sur quoi devrait porter notre étude, puis nous effectuons ensemble la recherche. Nous n'avons aucun personnel de bureau, mais nous avons des jeunes Samish qui mènent des recherches sur le terrain avec l'aide de professeurs d'université et de leurs étudiants de 2e ou 3e cycles. Les leaders de la nation Samish en sont venus à la conclusion qu'il n'y pas beaucoup d'avenir dans la pêche, mais qu'il y en a par contre dans les domaines de la science, de l'ingénierie et de l'enseignement. Autrement dit, il faut devenir des pêcheurs de technologie et des scientifiques du poisson. Nous aimons le poisson, nous mangeons le fruit de notre science; nous ne travaillons que sur des espèces que nous aimons manger. Nous sommes convaincus que les gens des îles San Juan qui deviendront les plus riches et les plus puissants sont ceux qui connaissent les poissons, qui prennent des décisions à leur sujet et qui savent favoriser la santé des poissons, plutôt que ceux qui ne font que les pêcher. On nous perçoit comme des gens axés sur le développement économique, alors que ce que nous faisons n'a rien à voir avec le développement : nous formons des scientifiques.

Nous travaillons présentement sur trois projets relatifs aux ZPM. Le plus intéressant de ces projets comporte l'établissement d'une "zone d'intendance marine" pour l'ensemble du comté de San Juan, lequel comprend toutes les îles de l'archipel. Le conseil des commissaires du comté de San Juan a annoncé la création de ce projet le mois dernier. Nous avions tenu notre conseil tribal avec les commissaires, dans leur bureau, et l'annonce a été faite conjointement par la nation Samish et les commissaires du comté de San Juan. Ceux-ci ont adopté une résolution déclarant cette région "zone d'intendance marine", et nous avons sanctionné cette résolution en leur disant "nous travaillerons à vos côtés en tant que partenaires". Nous n'en sommes encore qu'au stade de l'idée, de la structure de base. Nous n'avons pas encore établi de règlement, mais nous nous sommes engagés à faire en sorte que les ressources biologiques du comté de San Juan jouissent de la meilleure protection possible afin d'assurer leur pérennité. Il s'agit du premier pas dans la mise en place de la cogestion d'un très vaste habitat. Pour effectuer la recherche sous-jacente à cette initiative, nous avons déterminé quels étaient les habitats et les espèces en péril aux îles San Juan, mais surtout, nous avons démontré aux collectivités allochtones de l'archipel le lien qui existe entre leurs préoccupations et les nôtres, et invoqué nos intérêts mutuels pour un type de ZPM qui répondrait tant aux aspirations des collectivités allochtones qu'à celles des autochtones. Cette démarche diffère grandement de celle qui consiste à déclarer une région "parc public", puis à demander ensuite aux Premières nations si elles sont d'accord avec cette décision. Ou parfois la démarche était inversée : les tribus établissaient des règles et des quotas de pêche en vertu de leurs droits issus d'un traité, puis attendaient de voir si tout le monde était d'accord. Cela avait généralement pour résultat de mener tout le monde en cour, pendant que les poissons demeuraient non protégés.

La réserve aquatique de l'île Cypress est un endroit hautement privilégié par le peuple Samish, tant à titre de lieu de pêche (notamment la pêche au flétan, qui a longtemps contribué à la richesse de la région), que de lieu sacré. Les montagnes de l'île revêtent un très haut pouvoir spirituel, particulièrement les endroits où nichent les Oiseaux-Tonnerres. Ceux-ci contrôlent le temps qu'il fait, c'est pourquoi ces endroits possèdent un immense pouvoir et doivent être traités avec le plus grand respect. L'État de Washington pensait que cet endroit ferait un merveilleux parc, mais nous sommes intervenus et avons l'avons pressé de voir les choses selon notre perspective, d'examiner ce qu'il y avait lieu de protéger, et de collaborer avec nous. Nous avons décidé d'être proactifs. Au lieu d'attendre une proposition du gouvernement sur la façon de créer la réserve aquatique, nous avons conçu nous-même notre plan et l'avons proposé au gouvernement. Nous avons soumis à l'État un document comprenant règlements de gestion, régions critiques, profil culturel, sondages et inventaires de la faune aquatique et terrestre, et il l'a adopté. Il en est résulté un arrangement très particulier : la réserve aquatique ne comprend aucun espace réservé à des fins commerciales, mais on y trouve des aires à usage récréatif, des aires réservées à des fins de subsistance et d'expression culturelle, et des endroits interdits au public parce qu'ils possèdent une valeur spirituelle. L'État propose actuellement un réseau de parcs aquatiques aux îles San Juan (parcs étatiques avec extension proposée en milieu marin). Nous avons choisi de collaborer avec le département de l'État chargé de la gestion des parcs étatiques, parce que ce département a une vocation culturelle et interprétative et parce que nous pouvions dire que nous désirons également protéger ces milieux marins afin de permettre aux gens de comprendre combien la mer est précieuse aux yeux des Samish. Il ne s'agit pas seulement de protéger les poissons, il s'agit de montrer comment les Samish s'occupent des poissons et de sensibiliser la population à la façon dont le peuple Samish a toujours fait partie intégrante de l'écosystème, en gérant et en protégeant celui-ci. Au lieu d'interdire l'accès aux humains afin de protéger les poissons, nous pensons plutôt que les humains peuvent cohabiter avec les poissons, s'ils savent ce qu'ils font. Nous pouvons ainsi consacrer moins d'effort à protéger les poissons, et plus d'effort à enseigner aux gens la façon de gérer ces ressources.

Voilà une autre façon de revendiquer notre droit de propriété sur des secteurs préoccupants du territoire traditionnel des Samish. Ainsi, en étant proactifs, et non réactifs, et en évitant de dire : "Vous violez nos droits issus d'un traité!", et de gaspiller nos ressources à nous battre par la suite, nous assurons aux Samish une plus grande présence, davantage d'influence et une plus grande jouissance des ressources naturelles. De cette manière, le gouvernement étatique nous dit : "Votre idée est excellente et nous avons les fonds nécessaires pour financer votre recherche. Nous aimerions que vous traciez des cartes, mettiez sur pied un programme de garde forestière", et ainsi de suite. Cette démarche concorde avec les notions coutumières de prospérité et de puissance des Samish et avec les valeurs traditionnelles d'intendance. En fait, l'idée d'établir des ZPM est loin d'être récente. Au lieu de ne parler que de zones à ne pas exploiter, nous parlons de notions traditionnelles de droit de propriété familiale sur des zones de pêche. Il y a toujours eu une personne responsable de tout lieu présentant une certaine valeur. Cela dit, certains endroits étaient tellement précieux qu'ils méritaient d'être considérés comme des "zones à ne pas exploiter".

Les emplois dans le domaine de la pêche en Colombie-Britannique

Information sur le marché du travail Canadien

Ces appellations d'emplois sont tirées du site Internet http://www.informationmarchetravail.ca. Pour consulter les descriptions d'emploi détaillées, cliquez sur "Descriptions d'emploi" et lancez une recherche sur "poisson" ou "pêche". Le chiffre précédant les emplois représente le Code de la classification nationale des professions (CNP).

Gestion

Sciences sociales, enseignement, administration publique et religion

Occupations in Social Science, Education, Government Service and Religion

Arts, culture, sports et loisirs

Vente et services

Secteur primaire

Transformation, fabrication et services d'utilité publique

Fiche l'orienteur
Nom:
1repartie : Intérêts et les compétences :
Choisir les intérêts et les compétences qui s'appliquent à vous. Pour chaque choix, fournissez un exemple de la façon dont vous avez démontré cet intérêt ou cette compétence.
Mes intérêts : Mes examples :
Plein air
Informatique
Faire respecter les règlements
Réparation des objets
Aider les autres / enseigner
Invention / conception
Expériences en laboratoire
Direction
Organisation d'événements
Activité physique
Plantes et animaux
Lecture et écriture
Recherche
Résolution de problèmes
Voyages
Travail manuel  
Travail en compagnie d'autres personnes
5.4:  9e à la 12e : CHOISIR UN CHEMINEMENT DE CARRIÈRE EN ENVIRONNEMENT

Ressources Internet: recherche de carrières 

Base de données des descriptions d'emploi

Intendance et carrières halieutiques pour les Premières nations

Exemples de carrières dans les domaines de l'intendance et de la pêche

Programme d'études dans le domaine de la pêche et de l'intendance (en anglais seulement)

Écrit par Patrick Walshe, Édité par Elizabeth Leboe