Plan de leçon : Là où la terre rencontre la mer – La zone littorale

Aperçu des ressources et du matériel requis

Aperçu du plan de leçon

Résultats d'apprentissage prescrits et composantes du programme d'études

Science 4e

  • tous les êtres vivants perçoivent leur environnement et y réagissent
  • l’énergie peut être transformée

Science 5e

  • les organismes multicellulaires possèdent un système organique qui leur permet de survivre et d’interagir dans leur environnement
  • expérimenter et interpréter l’environnement local

Science 7e

  • la théorie de l’évolution par la sélection naturelle explique la diversité et la survie des êtres vivants
  • communication
  • Français, arts

Science 8e

  • questionnements et prévisions

Science 9e

  • cycles de la matière dans les composantes biotiques et abiotiques des écosystèmes
  • questionnements et prévisions

Science 10e

  • l’énergie est conservée, et sa transformation peut exercer une influence sur les êtres vivants et l’environnement

Science de l’environnement 11 (nouveau programme)

  • diversité, durabilité, processus et changements dans les écosystèmes locaux
  • conservation and Restoration of Ecosystems

Sciences de la vie

  • caractéristiques des êtres vivants
  • processus d’évolution

De l'aide peut être mise à votre disposition

Veuillez vous adresser au coordonnateur de l'enseignement de votre région responsable du programme Au fil de l'eau ou à un conseiller communautaire de Pêches et Océans Canada ou encore composez le (604) 666-6614 et demandez si un est disponible dans votre région pour vous assister dans cette activité.

Un plan de leçon sur les zones littorales marines et certains de leurs habitants.

Aperçu

Là où il y a une transition entre des systèmes naturels (écosystèmes), il y a un chevauchement des espèces provenant des deux écosystèmes, en plus de certains organismes qui sont propres à la zone. Ces zones de transition sont appelées « écotones »; et lorsqu’on parle des zones où les océans rencontrent la terre, elles sont appelées « zones littorales », ce qui comprend la zone intertidale ou estran, la zone sublittorale (jusqu’à une profondeur de 10 mètres) et, pour ce plan de leçon, la zone du haut de plage également.

Dans le plan de leçon Là où la terre rencontre la mer – La zone littorale, nous étudierons l’écotone du littoral et, au moyen de discussions, d’activités et d’explorations, nous examinerons les relations entre la terre et la mer et nous identifierons les principaux habitants de la zone.

De nombreuses créatures utilisent l’écotone du littoral et en dépendent pour leur survie, qu’il s’agisse d’un habitat de vie quotidienne ou d’une zone de transition vers la vie océanique, d’une zone de reproduction de leur espèce qui sert de frayère, ou d’une zone de visite pour se nourrir quand vient le moment opportun. Certaines des composantes de cette zone diverse et intéressante que nous étudierons sont la zostère marine (Zostera marina) et deux des poissons fourrages, le hareng et le lançon du Pacifique, qui se reproduisent dans la zone littorale. Le hareng du Pacifique fraie dans la zostère juste au large des côtes ou sur les algues marines, et représente une partie importante de l’histoire de nos côtes.

Renseignements supplémentaires

Qu’est-ce que la zone littorale?

Il s’agit d’un terme général faisant référence à la région littorale, qui comprend la zone médiolittorale ou estran (zone intertidale, de la pleine mer la plus haute à la basse mer la plus basse) et la zone sublittorale (en dessous du niveau de la basse mer) jusqu’à une profondeur de 10 mètres. La zone du haut de plage jusqu’à une hauteur de 60 mètres au-dessus de la laisse de haute mer ordinaire (LHMO) est également incluse, puisque les activités humaines menées dans la zone du haut de plage ont des répercussions importantes sur la zone médiolittorale et la zone sublittorale.

Répercussions sur la zone littorale

L’écotone du littoral est une zone très intéressante pour les humains. Il s’agit d’une belle zone pleine d’animation, d’une rive, où les puissants éléments météorologiques et océaniques sont les plus manifestes. Cette zone est très prisée comme emplacement de maisons, de pavillons, de centres de villégiature, de campements, de ports de plaisance et de parcs.

La construction d’habitations pour les humains va de pair avec le désir d’une vue dégagée sur l’océan, la défoliation des pentes du haut de plage pour l’installation de sites, de voies d’accès, de parcs de stationnement et d’entreprises commerciales.

Pourquoi est-ce un problème? La zone littorale peut subir des pressions énormes. Le dragage visant à obtenir les profondeurs d’eau adéquates pour les marinas peut détruire les herbiers de zostère. Pour pouvoir construire près de la rive et ainsi avoir la meilleure vue, il faut ériger des protections sous forme de barrières de ciment ou de parois rocheuses qui modifient la nature de la plage.

Que pouvons-nous faire?

Conserver le caractère sauvage de nos rivages - La construction de murs de ciment ou de parois rocheuses intensifie la puissance des vagues qui viennent frapper les surfaces dures, et l’eau ramène ensuite le sable et les sédiments de plus petite taille vers la mer, laissant ainsi derrière elle une plage de rochers et de galets.

Conserver les plantes du haut de plage – Les plantes jouent un rôle important pour la stabilisation des sols et des sédiments, évitant que le sol ne soit emporté dans la mer par de fortes eaux d’orage ou de fortes pluies. Les arbres et la végétation en surplomb offrent un ombrage dans les frayères importantes de l’éperlan et du lançon dans la zone intertidale, les protégeant du soleil intense d’été.

Figure 1. Credits and Ratings Guide (Guide de crédit et de cotation) 2015 du programme Green Shores for Homes
Figure 1. Credits and Ratings Guide (Guide de crédit et de cotation) 2015 du programme Green Shores for Homes

Qu’est-ce que la zostère?

La zostère est une véritable plante qui vit juste sous le niveau de basse mer jusqu’à environ 10 mètres de profondeur dans le milieu marin. Elle dépend de la lumière du soleil qui pénètre à la surface de l’eau pour s’alimenter au moyen de la photosynthèse.

La zostère se développe grâce à la croissance végétative (pousses séparées), à la propagation des racines (rhizomes) qui forment comme de petits tapis sous le substrat marin, ainsi qu’à la germination des graines. Il existe deux espèces de zostère dans le Pacifique Nord-Ouest : la Zostera marina (espèce indigène) et la Zostera japonica (espèce exotique).

La zostère forme des franges et des herbiers qui se développent dans les substrats sablonneux, vaseux, le long des rivages, sous le niveau de basse mer, et dans les estuaires. Ces herbiers sont un lieu de prédilection pour les crabes, une myriade d’autres organismes marins, de nombreuses espèces de poissons et d’autres espèces sauvages. Les longues frondes de la zostère sont souvent recouvertes de minuscules plantes et animaux marins appelés « épiphytes ». De très nombreuses créatures différentes y trouvent un habitat, une protection contre les prédateurs, des aires de croissance, de la nourriture et un couloir de migration sûr.

Fiche d’information sur la zostère

Que sont les poissons fourrages?

Les poissons fourrages sont de petits poissons qui constituent des proies ou de la « nourriture » pour les espèces de plus grande taille, un maillon important de la chaîne alimentaire marine. Â l’âge adulte, ils se nourrissent eux aussi d’aliments plus petits encore (plancton).

Les poissons fourrages constituent un maillon important entre le plancton minuscule et les poissons de plus grande taille, les mammifères marins et les oiseaux. Ils constituent la nourriture de nombreuses espèces. On le voit bien avec les frénésies alimentaires observées en présence de bancs de poissons fourrages. Les poissons comme le saumon, la perche et le merlu se nourrissent des larves peu après leur éclosion. Les phoques, les lions de mer, les baleines, de nombreux poissons de plus grande taille, notamment le saumon, et beaucoup d’espèces d’oiseaux se nourrissent des poissons fourrages adultes.

Les poissons fourrages inclus dans ce plan de leçon sont le hareng du Pacifique, qui fraie sur la zostère et les algues marines, et le lançon du Pacifique, qui dépose ses minuscules oeufs (de 0,5 à 1 mm) sur les plages de gravier et de sable de l’Alaska à la Californie, y compris la côte de la Colombie-Britannique.

Fiche d’information sur les poissons fourrages

Activités: Des lieux de transition – les écotones du littoral

Adapté du programme The Edge of Home, Atout-faune, Fédération canadienne de la faune

Matériel nécessaire

Objectif

Les élèves seront en mesure de déterminer ce qu’est un écotone, ainsi que les caractéristiques des écosystèmes qui se chevauchent (écotones) le long des rivages locaux et dans d’autres zones. Ils seront également en mesure de définir la zone littorale, et de fournir une preuve des transitions du haut de plage à l’estran et à la zone sublittorale.

Aperçu

Les élèves travaillent sur le concept de ces lieux de transition en créant un modèle visuel, puis examinent la réalité des écotones en visitant des endroits où les habitats se chevauchent (c.-à-d. le rivage, les limites du parc de stationnement à l’école, ou les terres humides et les forêts).

Dans la partie 1, après avoir discuté en classe des termes et des définitions, à l’aide de cerceaux, les élèves créeront un écotone et amélioreront leur compréhension de ce qu’est un écotone. Dans la partie 2, les élèves visiteront un écotone du littoral maritime ou une autre zone.

Contexte (voir également renseignements supplémentaires)

Les écotones sont des lieux de changement. Il s’agit de zones où il y a une transition entre deux écosystèmes différents. Les zones où les écosystèmes se rejoignent et se chevauchent sont des lieux de diversité des espèces. Cette zone de chevauchement est appelée « écotone ». Les écotones sont riches en espèces, car on y trouve les plantes et les animaux provenant des deux écosystèmes, ainsi que les espèces particulièrement adaptées à l’environnement de l’écotone. L’écotone sur lequel nous nous concentrerons sera la zone littorale maritime, là où la terre rencontre la mer.

Qu’est-ce que la zone littorale maritime? La zone littorale est un écotone

L’endroit où la terre rencontre la mer est un exemple parfait de deux écosystèmes qui se chevauchent. Le terme « zone littorale » est un terme général faisant référence à la région littorale qui comprend la zone médiolittorale ou estran (zone intertidale, de la pleine mer la plus haute à la basse mer la plus basse) et la zone sublittorale (en dessous du niveau de la basse mer, jusqu’à une profondeur de 10 mètres). Le haut de plage est également inclus, puisque les activités qui y sont menées ont des répercussions importantes sur la zone médiolittorale. (Voir le glossaire).

Figure 1: Parties de la rive, exemple d’un milieu marin. Source : Green Shores BC
Figure 1: Parties de la rive, exemple d’un milieu marin. Source : Green Shores BC

Répercussions sur la zone littorale maritime

L’écotone du littoral est une zone très intéressante pour les humains. Il s’agit d’une belle zone pleine d’animation, d’une rive, où les puissants éléments météorologiques et océaniques sont les plus manifestes. Cette zone est très prisée comme emplacement de maisons, de pavillons, de centres de villégiature, de campements, de ports de plaisance, de parcs et de différents loisirs.

La construction d’habitations pour les humains va de pair avec le désir d’une vue dégagée sur l’océan, la défoliation des pentes du haut de plage pour l’installation de sites, de voies d’accès, de parcs de stationnement et d’entreprises commerciales.

Pourquoi est-ce un problème? La zone littorale peut subir des pressions énormes. Le dragage visant à obtenir les profondeurs d’eau adéquates pour les marinas et les structures maritimes peut détruire les herbiers de zostère du fait de la perturbation produite ou de la création de zones ombragées.

La construction de quais sur des herbiers de zostère prive cette plante photosynthétique de la lumière du soleil et, au fil du temps, détruira la zostère qui se trouve dans la zone ombragée. Les herbiers de zostère fragmentés sont affaiblis et vulnérables.

Pour pouvoir construire près de la rive et ainsi avoir la meilleure vue, il faut ériger des protections sous forme de barrières de ciment ou de parois rocheuses qui modifient la nature de la plage et détruisent l’habitat de frai des poissons fourrages.

Lorsque des espèces commencent à disparaître ou à diminuer, c’est n signe de dommages. Une grande diversité d’espèces est signe d’un écotone sain.

Glossaire

http://greenshoresforhomes.org/resources/glossary/

Biome
Les biomes sont de grandes régions du monde qui abritent des plantes, des animaux et d’autres organismes vivants semblables qui se sont adaptés au climat et aux autres conditions. Les biomes sont définis comme une des principales communautés au monde, animales et végétales, classées en fonction de la végétation dominante et caractérisées par les adaptations des organismes à cet environnement précis. Les milieux d’eau douce, les milieux marins, la toundra, les déserts, les forêts et les prairies sont des biomes que l’on trouve dans le monde.
Communauté
Un groupe d’organismes ou un groupe social qui interagit dans une région particulière dans des conditions environnementales semblables.
Écosystème
Un écosystème est une communauté d’organismes qui interagissent ainsi que leurs environnements physiques, qui a pour fonction essentielle celle de saisir et de distribuer de l’énergie et d’assurer le cycle des nutriments. Un écosystème peut être grand ou petit.
Écotone
La zone où deux écosystèmes ou biomes se chevauchent. Les écotones sont des zones où se chevauchent différents habitats, où la terre et l’océan se rencontrent, par exemple, ou où une rivière et un estuaire se croisent. Les écotones sont riches en espèces, car on peut y trouver les plantes et les animaux provenant des deux écosystèmes, ainsi que les espèces particulièrement adaptées à l’environnement hybride.
Haut de plage
La partie supérieure d’une plage (ou la terre ferme, au-dessus de la laisse de haute mer ordinaire), hors de portée des vagues et des marées normales, du côté continental de la plage. Le haut de plage est exposé à des inondations périodiques en raison des tempêtes et des marées extrêmes, et est souvent le site de dunes et de zones humides d’arrière-cordon (Figure 1).
LHMO
Laisse de haute mer ordinaire. Le plus haut niveau atteint par un plan d’eau pendant une période assez longue pour en laisser la trace sur le paysage (Figure 1). Un autre terme utilisé pour définir la même zone est « limite naturelle ».
Transition
Changement d’une chose à une autre ou d’un état à un autre.
Zone intertidale
La zone du littoral qui se trouve entre la pleine mer la plus haute et la basse mer la plus basse.
Zone littorale
La zone littorale comprend la zone médiolittorale (zone intertidale, de la pleine mer la plus haute à la basse mer la plus basse) et la zone sublittorale (en dessous du niveau de la basse mer) jusqu’à une profondeur de 10 mètres. Aux fins de la présente leçon, le haut de plage, jusqu’à une hauteur de 60 mètres au-dessus de la laisse de haute mer ordinaire (LHMO) est également inclus.
Zone sublittorale
Dans les systèmes marins, la zone qui se trouve en dessous du niveau de la basse mer, mais qui est encore relativement peu profonde et proche de la rive, généralement d’une profondeur d’environ 35 pieds/10 m (Figure 1).

Procédure

Partie 1 – Écotones en milieu marin – définition et construction. Une heure

Commencez par définir un écosystème, un biome et un écotone. (Voir le glossaire).

Pour commencer, tracez deux cercles qui se recoupent au tableau. Expliquez que chaque cercle est un écosystème ou biome, et que l’espace où les deux cercles se chevauchent est un écotone. Puis dessinez plusieurs formes dans un cercle, et plusieurs formes différentes dans l’autre. Au centre, là où les deux cercles se chevauchent, dessinez plusieurs des formes présentes dans chacun des cercles périphériques, plus une ou deux formes propres à la zone de chevauchement. Discutez avec les élèves de l’abondance et de la diversité des objets dans l’écotone et, à l’aide d’une carte, discutez des exemples de biomes et d’écotones dans le monde; puis, en vous penchant sur une carte locale de l’interface milieu maritime/milieu terrestre, discutez du biome littoral. (Il est également possible d’utiliser l’interface eau douce/milieu terrestre pour discuter de ce biome.)

A venn diagram used for the Places of transition – Shoreline ecotones activity

À ce stade, demandez aux élèves, en équipes de deux, de dessiner leurs propres écosystèmes qui se chevauchent. À l’aide des crayons de couleur, les élèves tracent deux cercles et colorient la zone de chevauchement (écotone) avec les deux couleurs afin qu’elles puissent se mélanger s’ils utilisent des crayons de couleur, ou demandez aux élèves de dessiner diverses créatures dans chaque écosystème en s’assurant que les couleurs utilisées dans chaque cercle sont différentes et que la zone de chevauchement est laissée vide. Maintenant, demandez-leur de dessiner un mélange de créatures provenant des deux écosystèmes dans la zone de chevauchement, et d’ajouter des créatures qui sont propres à l’écotone en utilisant des formes ou des couleurs différentes ou les deux. Les élèves discuteront ensuite de leurs écosystèmes, des plantes, des animaux ou des autres organismes qui pourraient y vivre, et de ce qui se passe dans l’écotone, à l’endroit de la transition.

Amenez les élèves à l’extérieur et divisez le groupe en équipes de deux; donnez à chaque équipe deux cerceaux pour représenter les deux écosystèmes, ainsi que des planchettes à pince et du papier pour prendre des notes.

Expliquez-leur qu’ils sont à la recherche de lieux de transition, d’écotones, sur une petite échelle. Demandez-leur de trouver un endroit où il y a une transition et de placer les cerceaux de sorte que l’écotone se trouve là il serait naturellement, et demandez aux élèves de placer les cerceaux de manière à faire ressortir les espèces ou caractéristiques uniques.

À l’aide des planchettes à pince, chaque équipe devrait prendre noter toutes les plantes, tous les animaux, les sols ou les autres organismes qu’ils voient dans chacune des zones représentées par les cerceaux (soit A et B pour les écosystèmes et C pour l’écotone).

Dites aux équipes d’élèves de se préparer à expliquer les raisons pour lesquelles ils ont choisi cette zone en particulier ainsi que les éléments de preuve qu’ils ont trouvés pour prouver qu’il s’agit bien d’un écotone (c.-à-d. nombre de plantes, d’animaux, d’organismes qui se trouvent dans les écosystèmes environnants et d’organismes propres à la zone de transition ou à l’écotone).

Discutez du fait qu’il s’agit d’écosystèmes miniatures, et que les écosystèmes ou les biomes de grande taille peuvent représenter de vastes étendues couvrant de grandes parties des continents de la Terre.

Partie 2 – Visite d’un écotone marin (Cette visite peut être remplacée par la visite d’un écotone en eau douce – voir la section Extensions) Une heure.

Amenez les élèves à la plage à marée basse (choisissez une marée descendante par sécurité) et commencez par marcher dans le haut de plage à la recherche de la limite de la pleine mer (là où il n’y a plus de plantes terrestres, où il y a des traces d’eau sur les rochers ou d’autres signes comme des laisses de mer (limites des débris), des dépôts de matières végétales). Discutez des divers indices qui indiquent l’endroit où l’influence de l’océan prend fin.

Ensuite, rendez-vous dans la zone intertidale (entre la pleine mer la plus haute et la basse mer la plus basse) et tentez de trouver des plantes ou des animaux du haut de plage. Puis, trouvez des plantes ou des animaux uniques qui n’existent pas dans le haut de plage. Y a-t-il des plantes qui tolèrent la présence de sel? Discutez de la façon dont ces organismes se sont adaptés pour survivre dans ce lieu de transition. Depuis cette zone, rendez-vous au bord de l’océan et examinez la zone sublittorale. Discutez de ce qui se trouve juste sous la surface de l’océan dans les eaux peu profondes où la lumière pénètre.

Vérifiez la présence d’organismes exposés en raison de la marée basse et qui se trouveraient normalement sous l’eau.

Donnez à chaque équipe de deux élèves une planchette à pince et du papier. Demandez aux élèves de faire des observations et de dresser la liste des plantes, des animaux et des autres organismes présents en commençant par la zone de transition, entre l’influence de la terre et de l’océan, en passant ensuite à la zone intertidale, puis au bord de l’eau. Il est possible d’utiliser un cerceau pour définir un endroit précis dans chacune des zones.

Extensions

Visite d’un écotone en eau douce. Rendez-vous sur la rive d’un lac ou au bord d’une rivière et observez les transitions. Notez les changements en ce qui concerne les plantes, les animaux et les autres organismes.

Discutez de ce que nous pouvons faire pour atténuer autant que possible les répercussions que les activités humaines comme les travaux de construction, les activités de dégagement, les loisirs, etc., ont sur les zones littorales.

Évaluation

Demandez aux élèves de définir les écosystèmes et les écotones.

Demandez aux élèves d’indiquer les caractéristiques à rechercher dans un écotone.

Expliquez les raisons pour lesquelles les écotones sont des lieux où il fait bon vivre pour les humains. Qu’est-ce qui attire les gens dans ces zones et pourquoi est-ce que cela peut poser des problèmes?

Nommez quelques activités pratiquées sur le haut de plage qui pourraient avoir une incidence sur la zone intertidale et la zone sublittorale de la zone littorale.

En quoi ces activités pratiquées sur le haut de plage ont-elles une incidence sur la zone intertidale et la zone sublittorale de la zone littorale?

Ressources et références

La vie dans la zone littorale – Un jeu de survie et d’habitat

Activité créée par Dianne Sanford

Matériel nécessaire

Objectif

Atteindre l’habitat le plus approprié pour votre survie selon vos besoins, connaître les raisons pour lesquelles il s’agit de l’habitat qui vous convient le mieux ainsi que vos prédateurs

Aperçu

Depuis le bord de l’océan, les élèves doivent se rendre dans l’habitat qui leur convient le mieux (pour leur survie et/ou reproduction) sans être capturés par un prédateur, et être prêts à expliquer pourquoi ils ont choisi le lieu où ils se trouvent. Les prédateurs doivent expliquer les raisons pour lesquelles ils ont capturé l’espèce en question. S’agit-il de leur proie naturelle?

Contexte

(Voir également renseignements supplémentaires dans certaines parties du présent plan de leçon pour obtenir plus de détails sur les espèces.)

Qu’est-ce que la zone littorale?

Il s’agit d’un terme général faisant référence à la région littorale, qui comprend la zone médiolittorale ou estran (zone intertidale, de la pleine mer la plus haute à la basse mer la plus basse) et la zone sublittorale (en dessous du niveau de la basse mer) jusqu’à une profondeur de 10 mètres. La zone du haut de plage jusqu’à une hauteur de 60 mètres au-dessus de la laisse de haute mer ordinaire (LHMO) est également incluse, puisque les activités humaines menées dans la zone d’arrière-plage et l’ensemble de la zone littorale ont des répercussions importantes.

Répercussions sur la zone littorale

L’écotone du littoral est une zone très intéressante pour les humains. Il s’agit d’une belle zone pleine d’animation, d’une rive, où les puissants éléments météorologiques et océaniques sont les plus manifestes. Cette zone est très prisée comme emplacement de maisons, de pavillons, de centres de villégiature, de campements, de ports de plaisance, de parcs et de différents loisirs.

La construction d’habitations pour les humains va de pair avec le désir d’une vue dégagée sur l’océan, la défoliation des pentes du haut de plage pour l’installation de sites, de voies d’accès, de parcs de stationnement et d’entreprises commerciales.

Pourquoi est-ce un problème? La zone littorale peut subir des pressions énormes. Le dragage visant à obtenir les profondeurs d’eau adéquates pour les marinas peut détruire les herbiers de zostère. Les structures construites sur l’eau peuvent offrir un ombrage à la zostère et, au fil du temps, tuer une partie des herbiers. Pour pouvoir construire près de la rive et ainsi avoir la meilleure vue, il faut ériger des protections contre les tempêtes sous forme de barrières de ciment ou de parois rocheuses qui modifient la nature de la plage et peuvent détruire les habitats de frai.

La zone littorale est utilisée par de nombreux organismes

Les poissons fourrages sont de petits poissons qui se rassemblent en bancs, notamment le hareng, l’éperlan, le lançon, l’anchois, l’eulakane et d’autres. (Nous utilisons des cartes de lançon et de hareng dans le cadre de cette activité). Les poissons qui se rassemblent en bancs se déplacent ensemble afin de se protéger des prédateurs (le « nombre fait la force ») et de faciliter la quête de nourriture. De nombreux yeux à la recherche de nourriture, cela est bien plus efficace qu’une recherche en solitaire. Les poissons fourrages, à leur tour, sont la proie de nombreux autres poissons de plus grande taille, oiseaux et mammifères, comme le saumon, les épaulards, les phoques, les mouettes, les canards plongeurs et les humains.

Le lançon pond ses oeufs dans le sable dans la zone intertidale. Les oeufs peuvent survivre dans le sable humide jusqu’à ce qu’ils éclosent et retournent dans la mer. Le hareng pond ses oeufs sur la zostère et les algues marines au large; les oeufs y restent fixés jusqu’à éclosion. Le pouce-pied et le crabe des rivages (ainsi que de nombreuses autres espèces des rivages) commencent leur vie comme zooplancton, flottant librement dans l’océan. À mesure qu’ils grandissent, ils s’installent dans des aires de la zone intertidale pour s’alimenter, croître et se reproduire.

La zostère est une véritable plante (qui se sert de la photosynthèse de la lumière du soleil pour s’alimenter, produit des graines et du pollen pour se reproduire, et a des racines et non des « crampons » comme d’autres plantes marines).

La zostère est importante pour stabiliser le fond marin, près de la ligne de côte, produire de l’oxygène et retenir les sédiments, ainsi que pour fournir un lieu de refuge et de la nourriture à de nombreux organismes marins. La zostère est une aire de croissance pour de nombreuses créatures océaniques, notamment les larves de lançon et d’éperlan argenté, et c’est là que le hareng dépose ses oeufs. Les saumoneaux s’arrêtent à cet endroit dans leur périple qui les mène de leurs rivières d’origine jusqu’à l’océan.

Glossaire des termes utilisés

Biome
Les biomes sont de grandes régions du monde qui abritent des plantes, des animaux et d’autres organismes vivants semblables qui se sont adaptés au climat et aux autres conditions. Les biomes sont définis comme une des principales communautés au monde, animales et végétales, classées en fonction de la végétation dominante et caractérisées par les adaptations des organismes à cet environnement précis. Les milieux d’eau douce, les milieux marins, la toundra, les déserts, les forêts et les prairies sont des biomes que l’on trouve dans le monde.
Communauté
Un groupe d’organismes ou un groupe social qui interagit dans une région particulière dans des conditions environnementales semblables.
Écosystème
  • le système d’interactions entre les êtres vivants et les choses non vivantes
  • un écosystème est une communauté d’organismes qui interagissent ainsi que leurs environnements physiques, qui a pour fonction essentielle celle de saisir et de distribuer de l’énergie et d’assurer le cycle des nutriments
Écotone
la zone où deux écosystèmes ou biomes se chevauchent. Les écotones sont des zones où se chevauchent différents habitats, où une prairie et une forêt se rencontrent, par exemple, ou où une rivière et un estuaire se croisent. Les écotones sont riches en espèces, car on peut y trouver les plantes et les animaux provenant des deux écosystèmes, ainsi que les espèces particulièrement adaptées à l’environnement hybride.
Zostère
La zostère est un type de végétation aquatique submergée qui pousse le long du littoral en dessous du niveau de la basse mer, ainsi que dans les estuaires et les baies peu profondes. La zostère n’est pas une algue marine; c’est une plante à fleurs vivace qui est souvent utilisée par le hareng pour frayer. Il s’agit d’un habitat essentiel utilisé comme aire de croissance par de nombreuses espèces marines, une source de nourriture par la zostère elle-même et les organismes qu’elle abrite. Il s’agit d’un refuge et d’un couloir de migration sûrs, et d’une source d’oxygène, étant donné qu’il s’agit d’une véritable plante photosynthétique.
Poissons fourrages
Petits poissons océaniques qui se nourrissent de plancton et qui sont à leur tour la proie de poissons de plus grande taille. Ces poissons constituent un maillon entre les niveaux inférieurs et les niveaux supérieurs de la chaîne alimentaire. Il existe de nombreuses espèces de poissons fourrages, mais le présent document s’attache au hareng, à l’éperlan argenté et au lançon.
Réseau trophique
Un ensemble de chaînes alimentaires s’interpénétrant et interdépendantes.
Chaîne alimentaire
Un ensemble d’organismes dont chacun dépend de l’autre comme source de nourriture.
Interactions
Les écosystèmes sont décrits en termes d’interactions. Les interactions biologiques sont les effets que les organismes ont les uns sur les autres dans une communauté. Dans le monde naturel, aucun organisme n’existe de façon complètement isolée, et ainsi chaque organisme doit interagir avec l’environnement et d’autres organismes. Les interactions d’un organisme avec son environnement sont essentielles à la survie de cet organisme et au fonctionnement de l’écosystème dans son ensemble.

Procédure

Configuration de la zone de jeu

Une étendue suffisamment grande pour l’ensemble des élèves (gymnase ou terrain de jeu). Délimitez une zone rectangulaire dont plus de la moitié est couverte par l’océan, et l’autre partie est divisée en deux, horizontalement, pour en faire deux habitats de plage différents : une plage de sable et une plage de galets. La corde la plus courte est utilisée au large pour créer une forme représentant un herbier de zostère.

Distribuez les cartes aux élèves, demandez-leur d’examiner les faits sur la carte. Expliquez les zones qui ont été créées, et que leur objectif est de se rendre dans leur habitat de prédilection sans être touché par un prédateur. Répondez à toutes les questions des élèves au sujet de leur créature avant le début du jeu.

Les poissons fourrages dans cette activité, le hareng et le lançon, se déplacent en groupes, et cherchent la frayère qui leur convient. Il existe de nombreux types de poissons fourrages, mais pour ce jeu nous utiliserons le hareng et le lançon.

Les prédateurs qui se nourrissent de poissons fourrages sont seulement autorisés à toucher un poisson fourrage à la fois.

Les crabes des rivages et les pouce-pied sont à la recherche d’un habitat convenable pour y vivre. Ils sont en pleine transformation, passant de la phase de zooplancton (flottant librement) dans l’océan à la phase de vie adulte.

Les élèves choisissent les zones où vivre ou frayer selon les besoins de leur propre créature. Il est possible de choisir entre une plage de galets, une plage de sable ou un herbier de zostère. Ils sont en sécurité lorsqu’ils atteignent ces zones sans avoir été touchés par des prédateurs. Les prédateurs doivent rester dans la zone océanique, et ne peuvent pas entrer dans la zone de zostère pour capturer une proie une fois que la proie s’y est réfugiée.

Discutez des prédateurs, distribuez les cartes de prédateur aux élèves, et dites aux prédateurs qu’ils doivent rester dans la zone océanique.

Chaque « proie », décide ensuite du type d’habitat qui lui convient le mieux. Les bancs de harengs et de lançons peuvent décider en groupe. Lorsqu’une proie est touchée par un prédateur alors qu’elle tente de se rendre dans un habitat convenable, elle meurt et doit sortir de la zone de jeu pour se rendre sur le côté.

Les prédateurs et les proies doivent faire en sorte que leur carte soit visible en tout temps pour que chacun puisse savoir s’il peut être la proie d’un prédateur ou vice versa.

Conservez la carte avec vous, car nous discuterons des tactiques de survie des différentes espèces à la fin du jeu, et vous devrez expliquer les raisons pour lesquelles vous avez choisi l’habitat où vous vous trouvez.

Le jeu prend fin lorsque tous les participants sont morts ou se trouvent dans leurs habitats ou frayères de prédilection.

Questions de discussion

Proies (harengs, lançons, pouce-pied, crabes des rivages – y en a-t-il d’autres?)

  1. Pourquoi avez-vous choisi l’habitat où vous vous trouvez?
  2. De quelles capacités d’adaptation disposez-vous pour survivre ou frayer ici?
  3. Pourriez-vous survivre dans les autres habitats? Y a-t-il des variations saisonnières dans votre habitat?
  4. Pourriez-vous être le prédateur de certaines des créatures se dirigeant vers un habitat? Lesquelles?
  5. Si vous êtes mort, que s’est-il passé? Pensez-vous que de nombreuses créatures de votre espèce succomberaient à ce prédateur ou face à ce problème?

Prédateurs (peuvent-ils également être des proies?)

  1. Est-ce qu’il a été facile ou difficile de capturer une proie qui se rassemble en bancs?
  2. Est-ce qu’il a été parfois difficile de déterminer qui était votre proie?
  3. Pourriez-vous être, dans certaines situations, la proie d’autres prédateurs?

Évaluation

  1. Définissez ce qu’est un poisson fourrage et donnez des détails sur le comportement de frai du hareng et du lançon
  2. Nommez quelques autres espèces de poissons qui, selon vous, pourraient être des « poissons fourrages »
  3. Pouvez-vous voir de quelle façon les activités humaines peuvent avoir des répercussions sur le littoral?
  4. Qu’est-ce que la zostère offre à la communauté marine?
  5. Nommez certains organismes vivant le long du littoral qui commencent leur vie comme zooplancton

Extensions

Ajoutez des murs de ciment ou des parois rocheuses le long du littoral dans la zone de jeu (utilisez des bouts de bois, une corde, etc.) et discutez des changements que cela provoquerait pour la plage avant de recommencer le jeu.

Éliminez l’herbier de zostère ou réduisez-en la taille, jouez au jeu et discutez des différences que cela entraîne.

Ajoutez d’autres prédateurs, ajoutez un centre de villégiature ou un port de plaisance, ou ajoutez d’autres espèces au jeu. Discutez des répercussions de ces changements.

Ressources et cartes de jeu

Ville de Bellingham - Marine Nearshore Habitat Connectivity Study (Étude sur la connectivité des habitats marins du littoral)

C. Levings, G. Jamieson. Marine and estuarine riparian habitats and their role in coastal ecosystems, Pacific region (en anglais seulement). Secrétariat canadien de consultation scientifique; 2001.

Politique sur la pêche des espèces fourragères