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Plans de gestion intégrée des pêches : Eulakane du fleuve Fraser 2026

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Préface

Ce Plan de gestion intégrée des pêches (PGIP) a pour objet de définir les principaux objectifs et exigences relatifs à la pêche de l'eulakane dans le fleuve Fraser, ainsi que les mesures de gestion qui seront mises en œuvre pour atteindre ces objectifs. Ce document vise également à communiquer les informations de base sur cette pêche et sa gestion au personnel de Pêches et Océans Canada (MPO, le Ministère), aux conseils de cogestion établis par la loi, aux peuples autochtones, aux pêcheurs et aux autres parties concernées. Ce PGIP fournit une compréhension commune des règles fondamentales d'une gestion durable de cette ressource halieutique.

Ce PGIP n'est pas un instrument juridiquement contraignant et ne peut servir de fondement à une contestation judiciaire. Il peut être modifié en tout temps et ne limite en rien les pouvoirs discrétionnaires du ministre en vertu de la Loi sur les pêches. Le ministre peut, pour des raisons de conservation ou pour toute autre raison valable, modifier toute disposition du PGIP conformément aux pouvoirs qui lui sont conférés par la Loi sur les pêches.

Lorsque le MPO est responsable de la mise en œuvre d'obligations découlant d'accords sur les revendications territoriales, le PGIP sera mis en œuvre d'une manière compatible avec ces obligations. En cas d'incompatibilité entre le PGIP et les obligations découlant d'accords sur les revendications territoriales, les dispositions des accords sur les revendications territoriales prévaudront dans la mesure de l'incompatibilité.

Aperçu (partie 1)

Introduction

Ce Plan de gestion intégrée des pêches (PGIP) de l'eulakane du fleuve Fraser couvre la période du 1er janvier au 31 décembre 2026.

Le PGIP présente l'historique et le contexte général de la gestion du stock d'eulakane du fleuve Fraser, notamment les enjeux liés à sa conservation. Compte tenu du cycle de vie court de cette espèce et des faibles rendements observés ces dernières années, la conservation de l'eulakane du fleuve Fraser est une source de préoccupation, ce qui a entraîné la fermeture des pêches commerciales et récréatives et une récolte minimale à des fins alimentaires, sociales et cérémonielles. Des fermetures à long terme sont nécessaires pour permettre le rétablissement du stock.

Historique

Les eulakanes ont toujours été important pour les pêches à des fins alimentaire, sociales et rituelles et le sont toujours. Les eulakanes sont consommés frais ou souvent fumés, séchés, salés ou transformés en huile. L'huile d'eulakane est une source alimentaire importante pour les groupes autochtones. Elle fait l'objet d'un commerce important entre les communautés autochtones. Elle est aussi offerte en cadeau lors des cérémonies de potlatch. Elle est utilisée dans de nombreux plats traditionnels, pour la conservation des fruits, comme remède et même pour lubrifier les outils (Hay et McCarter, 2000).

Une petite pêche récréative d'eulakanes existait autrefois dans le fleuve Fraser, mais elle est fermée depuis 2005.

La pêche commerciale d'eulakanes dans le fleuve Fraser a débuté dans les années 1870. De 1903 à 1912, la pêche à l'eulakanes du fleuve Fraser était la cinquième plus importante pêche commerciale en Colombie-Britannique (Stacey, 1995). Plus récemment, les prises annuelles d'eulakanes dans le fleuve Fraser s'élevaient en moyenne à environ 20 tonnes par an des années 1980 au milieu des années 1990, elles ont culminé en 1996 avec une prise estimée à au moins 63 tonnes. En raison de l'augmentation des prises, de l'effort de pêche et des faibles niveaux d'abondance, la pêche commerciale a été fermée en 1997 et n'a été rouverte que deux fois depuis : en 2002 et en 2004.

Type de pêche et participants

La pêche autochtone à des fins alimentaire est autorisée dans la partie inférieure du Fraser grâce à des permis de pêche communautaire. Les groupes autochtones demandent des permis de pêche communautaire distincts pour la pêche à l'eulakane, ces permis sont délivrés au cas par cas. La pêche se pratique principalement au filet dérivant (filet maillant). L'utilisation d'autres types d'engins de pêche peut être autorisée dans les zones de pêche traditionnelles sur demande.

La pêche récréative et commerciale de l'eulakane demeure interdite dans toutes les eaux de marée et les eaux douces, y compris le fleuve Fraser.

Évaluation des stocks, données scientifiques et connaissances autochtones (partie 2)

Synopsis biologique

En Colombie-Britannique, la reproduction de l'eulakane a été confirmée dans 25 rivières et 15 autres rivières ont été identifiées comme potentiellement propices à la reproduction de cette espèce selon des observations empiriques (McCarter et Hay 1999, Hay et McCarter 2000, Moody 2008). La reproduction de l'eulakane est limitée aux tronçons inférieurs des rivières, ce qui signifie que les poissons ne remontent pas les parties de la rivière présentant une pente et des dénivelés importants. Dans le fleuve Fraser, la saison de reproduction s'étend de février à mai (et éventuellement début juin), avec des pics généralement observés en avril et en mai (voir LFFA 2017, LFFA 2021, Casselman et Bettles 2020).

L'eulakane est une espèce anadrome. Après l'éclosion, les larves sont rapidement entraînées vers les eaux estuariennes ou marines. On estime que la plupart des individus vivent en mer pendant trois ans avant de retourner dans les rivières pour se reproduire. D'après l'analyse des anneaux de croissance des otolithes, l'âge des eulakanes reproducteurs varie de deux à sept ans, la plupart des poissons adultes atteignant une longueur de 15 à 20 cm et un poids de 40 à 60 grammes. Une forte mortalité post-reproduction est observée et la plupart, sinon la totalité, des eulakanes meurent après la reproduction.

Des déclins à long terme des populations d'eulakanes reproducteurs ont été observés dans de nombreuses rivières, de la Californie à l'Alaska, au cours des deux à quatre dernières décennies. La population du fleuve Fraser a été faible la plupart des années depuis 2004, avec des remontées plus importantes observées au cours des saisons 2015, 2018 et 2020.

Les informations scientifiques compilées sur la biologie, la distribution et les données de pêche de l'eulakane du fleuve Fraser sont documentées dans l'Évaluation du potentiel de rétablissement de l'eulakane – Unité désignable du fleuve Fraser (MPO, 2015) et dans l'Évaluation du potentiel de rétablissement de l'eulakane (Thaleichthys pacificus) au Canada (Schweigert et al. 2012).

Considérations relatives à l'écosystème

Les eulakanes sont la proie de nombreuses espèces de poissons, de mammifères marins et d'oiseaux. Parmi les prédateurs fluviaux, on compte l'esturgeon blanc, l'otarie de Steller, le phoque commun et les aigles. Les eulakanes en période de frai et leurs œufs constituent une part importante du régime alimentaire des esturgeons blancs de la partie inférieure du Fraser, tant adultes que juvéniles (Echols et FRAP 1995), une espèce classée comme menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC 2012) et qui, comme l'eulakane, représente une ressource précieuse pour les Premières Nations. Le saumon et la truite fardée se nourrissent également d'œufs ou de larves d'eulakane. Parmi les prédateurs marins, on trouve l'aiguillat commun, la morue du Pacifique, le merlu du Pacifique, la goberge de l'Alaska, le flétan du Pacifique, la morue charbonnière, la plie à grande bouche, le saumon du Pacifique, les sébastes et de nombreuses autres espèces de poissons, de mammifères marins et d'oiseaux. Le merlu du Pacifique, en particulier, est considéré comme un prédateur important de l'eulakane en raison de la superposition de leurs aires de répartition et de la présence fréquente d'eulakanes dans son contenu stomacal. La biomasse de merlu du Pacifique est en déclin depuis 2017, ce qui pourrait avoir eu un impact positif sur l'abondance des eulakanes. Cependant, d'autres prédateurs marins, comme certains sébastes piscivores, ont vu leurs populations augmenter ces dernières années (MPO 2020a, MPO 2020b), ce qui pourrait compenser la diminution de la prédation exercée par le merlu du Pacifique.

Le contenu stomacal des eulakanes juvéniles et en phase de maturation comprend des euphausiacés, du phytoplancton, des œufs de copépodes, des copépodes, des mysidacés, des petites crevettes, des ostracodes et des larves de balanes, ainsi que des poissons juvéniles tels que le lançon du Pacifique (Hay 2002, Yang et al. 2006, Pearsall et Fargo 2007, Dealy et Hodes, 2019). Des échantillons d'eulakanes capturés près des côtes et au large suggèrent que l'euphausiacé Thysanoessa spinifera est leur principale proie, aux côtés d'autres euphausiacés, poissons et invertébrés (ex., Dealy et Hodes, 2019). Les anomalies de la biomasse d'euphausiacés au large de la côte ouest de la Colombie-Britannique ont diminué depuis le milieu des années 2000 (Galbraith et Young 2021), ce qui indique des conditions d'alimentation potentiellement favorables pour les eulakanes et d'autres espèces pélagiques.

À l'instar d'autres espèces de poissons fourragers, l'eulakane peut présenter une abondance interannuelle très variable, cette variabilité a été observée lors d'études de recherche sur l'ensemble de son aire de répartition (Anderson et Piatt 1999, Mueter et Norcross 2002, Emmett et Brodeur 2000, Schweigert et al. 2012). Il est probable que les effets du changement climatique sur les écosystèmes marins et d'eau douce contribuent à la variabilité de l'abondance des populations. Par exemple, des corrélations négatives ont été observées entre les captures d'eulakanes du fleuve Fraser et les températures océaniques plus chaudes au large de l'île de Vancouver (Hay et al. 1997). De même, la vague de chaleur marine de 2014-2016 dans le golfe d'Alaska a été associée à une baisse de la biomasse d'eulakanes dans les relevés de chalutage de fond en Alaska (Ferriss et Zador 2021). Les impacts du changement climatique et du réchauffement des océans dans les parties méridionales de leur aire de répartition ont également été mis en cause dans les changements de distribution et d'abondance des eulakanes (Emmett et Brodeur 2000). La désoxygénation et l'acidification des océans, associées au changement climatique, pourraient également avoir un impact négatif sur l'abondance et la distribution des eulakanes (Schweigert et al. 2012). De manière générale, les mécanismes à l'origine de ces impacts ne sont pas encore totalement compris. Cependant, les données disponibles indiquent que le réchauffement des océans a un impact négatif sur l'abondance des eulakanes. On peut donc s'attendre à ce que le réchauffement futur réduise davantage l'abondance de cette espèce en Colombie-Britannique, mais ce sujet nécessite des études plus approfondies.

À l'heure actuelle, aucune information n'est disponible concernant les limites les mieux adaptées pour la conservation de l'eulakane compte tenu des facteurs écosystémiques. Des recherches sont en cours afin de mieux comprendre ces processus écosystémiques et le rôle que joue l'eulakane dans le maintien de l'intégrité et du fonctionnement de l'écosystème.

Connaissances autochtones

Il n'existe pas de définition universelle des connaissances autochtones. Le terme « connaissances autochtones » est généralement accepté, il est conforme à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, ainsi qu'à la terminologie utilisée dans la législation fédérale. D'autres termes synonymes incluent les systèmes de connaissances autochtones, les connaissances traditionnelles, les connaissances écologiques traditionnelles et les connaissances traditionnelles des Autochtones.

En 2019, la Loi sur les pêches a été modifiée afin d'inclure des dispositions permettant au ministre de prendre en compte les connaissances autochtones fournies lors de la prise de décisions relatives aux pêches, aux poissons et à leur habitat. L'article 61 de la loi garantit la protection de ces connaissances qui ne peuvent être partagées qu'avec consentement. La Loi sur les espèces en péril (articles 10.2, 15.2, 16 et 18.1) contient également des dispositions qui favorisent l'intégration des connaissances autochtones dans l'évaluation et la protection des espèces en péril. De même, la Loi sur les océans (article 42) permet au ministre de prendre en compte les connaissances autochtones dans les décisions relatives aux océans.

Le gouvernement du Canada et la communauté scientifique reconnaissent la nécessité de veiller à ce que les connaissances, les visions du monde, les valeurs et les priorités des Autochtones soient prises en compte et intégrées de manière holistique dans les étapes de planification, d'évaluation et de suivi des processus décisionnels. Des travaux sont en cours à l'échelle nationale pour élaborer une approche globale visant à soutenir la prise en compte, l'intégration et la protection respectueuses des connaissances autochtones dans les programmes, les politiques et les processus décisionnels des ministères. De nombreuses questions subsistent quant à la manière de procéder de façon à respecter, à intégrer de manière significative et à protéger les connaissances qui pourraient être partagées avec Pêches et Océans Canada, au bénéfice de tous. Par exemple, comment mobiliser les détenteurs de connaissances et comment s'assurer que ces connaissances puissent être partagées et prises en compte d'une manière mutuellement acceptable par les détenteurs de connaissances et l'ensemble des Premières Nations, des intervenants, des gestionnaires et des décideurs concernés par les pêches. Le Ministère s'engage à trouver une solution qui respecte les connaissances et leurs détenteurs, et qui respecte les Principes concernant la relation du gouvernement du Canada avec les peuples autochtones.

Évaluation des stocks

Avant la saison de pêche, les informations disponibles relative à la biologie sont limitées, ce qui rend difficile la prévision fiable de la taille de la montaison des eulakanes du fleuve Fraser et l'orientation des décisions de gestion concernant l'importance de la pêche dans le fleuve. Un document de recherche du Secrétariat consultatif scientifique canadien (SCSC) de 2003 (Hay et al., 2003) a identifié quatre indicateurs potentiels d'abondance de la population et des points de référence qui pourraient être utilisés conjointement pour guider les décisions de gestion relatives aux eulakanes du fleuve Fraser : l'indice de biomasse du stock reproducteur (BSR), l'indice de biomasse au large, les captures de la même année dans le fleuve Columbia et la pêche expérimentale de New Westminster. Cependant, compte tenu des faibles niveaux de population, de l'arrêt de la pêche expérimentale de New Westminster et de la fermeture des pêches commerciales et récréatives, l'approche de Hay et al. (2003) n'est plus utilisée pour éclairer les décisions de gestion. La principale source de données utilisée pour déterminer les niveaux de capture pour la pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles est l'étude des œufs et des larves d'eulakanes du fleuve Fraser, mais d'autres données sont également prises en compte.

Problèmes de gestion (partie 3)

Informations biologiques limitées

À l'heure actuelle, les informations biologiques disponibles pour la prévision de l'effectif des géniteurs de l'eulakane du fleuve Fraser avant la saison de pêche sont limitées.

Les séries chronologiques actualisées des indicateurs biologiques décrits par Hay et al. (2003), utilisées pour prévoir l'abondance du stock reproducteur et éclairer les décisions de gestion de la pêche de l'eulakane du fleuve Fraser, tant collectivement qu'individuellement, semblent offrir une faible capacité de prévision. Pêches et Océans Canada (MPO) cherche à mieux comprendre les lacunes en matière d'informations écologiques et à évaluer les données disponibles afin d'adopter des méthodes fondées sur l'abondance pour fixer les niveaux de capture annuels.

Accès à la pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles

Les peuples autochtones de la région du bas Fraser ont exprimé leurs préoccupations quant au fait que leurs besoins n'étaient pas satisfaits par leur niveau d'accès actuel à l'eulakane à des fins alimentaires, sociales et rituelles. Ils ont demandé une révision du niveau actuel de récolte d'eulakane et l'élaboration d'une approche fondée sur l'abondance de l'espèce afin de déterminer les niveaux de récolte pour les années à venir.

Prises accessoires dans d'autres pêcheries

Les eulakanes du fleuve Fraser sont capturés accidentellement dans toute la Colombie-Britannique, tant par les pêches aux petites crevettes récoltées au chalut que par les pêches aux poissons de fond récoltés au chalut. Le ministère collabore avec l'industrie de la pêche à la petite crevette récoltées au chalut afin de réduire les prises accessoires d'eulakanes. Des mesures de gestion ont été mises en œuvre dans les pêches aux petites crevettes récoltées au chalut de la côte ouest de l'île de Vancouver et dans les pêches aux poissons de fond récoltés au chalut afin de surveiller et d'atténuer les impacts des prises accessoires d'eulakanes. Pour plus de détails, veuillez consulter le plan complet.

Loi sur les espèces en péril (LEP)

Avec la mise en œuvre de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été constitué en un organisme indépendant d'experts chargé d'identifier et d'évaluer les espèces sauvages considérées comme étant en péril.

En 2011 et 2013, le COSEPAC a évalué l'eulakane en Colombie-Britannique en trois unités désignables (UD), comme suit : l'UD du fleuve Fraser, classée en danger (2011) ; l'UD de la côte centrale du Pacifique, classée en danger (2011) ; et l'UD des rivières Nass et Skeena, classée comme menacée (2011), puis réévaluée comme préoccupante (2013).

Voir l'évaluation de la situation de l'eulakane (Thaleichthys pacificus) au Canada par le COSEPAC.

La décision d'inscription à la LEP tiendra compte des meilleures données scientifiques disponibles (par exemple, les évaluations du potentiel de rétablissement de 2015 et 2012 et l'évaluation du COSEPAC de 2011), des scénarios de gestion élaborés en 2014, de l'analyse socioéconomique réalisée en 2016 et des consultations menées auprès des peuples autochtones, des intervenants concernés et du public canadien entre 2012 et 2016. À l'automne 2020, le Ministère a mené une consultation de suivi afin de s'assurer que les points de vue et les informations partagés lors des consultations de 2016 demeurent exacts et pertinents. Le processus d'inscription des trois populations d'eulakane est en cours et aucune décision n'a encore été prise concernant leur ajout à l'annexe 1 de la LEP.

Objectifs (partie 4)

L'objectif global de la gestion des pêches dans la région du Pacifique est la conservation des ressources halieutiques du Canada afin d'assurer une utilisation durable des ressources et de générer une prospérité économique. Cet objectif est atteint grâce à une collaboration étroite avec les utilisateurs des ressources et les parties prenantes, fondée sur une gestion partagée et respectueuse des droits issus des traités et des droits autochtones.

L'objectif de la pêche actuelle à l'eulakane est de répondre aux préoccupations relatives à la conservation des stocks d'eulakane du fleuve Fraser et de mettre en œuvre des mesures permettant le rétablissement des stocks. Les objectifs spécifiques et les indicateurs de performance sont détaillés dans le Plan de gestion intégrée des pêches (PGIP) et ses annexes.

L'objectif de rétablissement de l'eulakane sur toute la côte est, au minimum, de « favoriser le rétablissement des populations de manière à ce qu'elles puissent être classées comme espèces préoccupantes selon les critères du COSEPAC », avec comme objectif intermédiaire l'observation d'une « croissance positive de la reproduction de l'eulakane dans les réseaux fluviaux » de l'aire de répartition de l'unité désignable et comme objectif à long terme de voir les populations atteindre leurs niveaux historiques (Schweigert et al. 2012).

Pour la population du fleuve Fraser, le COSEPAC a évalué cette population comme étant en voie de disparition en raison d'un déclin de plus de 50 % observé sur trois générations (environ 10 ans pour l'eulakane). Le rétablissement de l'eulakane du fleuve Fraser « devrait se traduire par une augmentation de cet indice jusqu'à ses niveaux historiques ». Le premier objectif « serait une augmentation de la population qui dépasserait les critères du COSEPAC pour le statut de l'espèce en voie de disparition et ramènerait l'évaluation à celui d'espèce préoccupante », « un restauration supplémentaire serait nécessaire pour que l'unité désignable du fleuve Fraser ne soit plus considérée comme étant à risque selon les critères du COSEPAC ». De plus, « les objectifs de répartition de la population comprendraient une augmentation durable de la reproduction jusqu'à son envergure historique » (Schweigert et al. 2012).

Assurer la conservation et la protection des stocks d'eulakane et de leur habitat et gérer les impacts sur l'écosystème en appliquant des principes de gestion scientifique de manière prudente et préventive, fondés sur les meilleures données scientifiques disponibles.

Mener un processus de consultation ouvert et transparent pour discuter des questions de gestion de la pêche à l'eulakane. Pêches et Océans Canada (POC) ne dispose pas actuellement d'un organisme consultatif pour la planification de cette pêche, mais il mène des consultations approfondies auprès des peuples autochtones et des parties prenantes.

Sous réserve des besoins de conservation, la priorité est accordée aux peuples autochtones pour la pêche à l'eulakane à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR). Les commentaires recueillis lors des consultations servent à évaluer l'efficacité de cette priorité accordée aux peuples autochtones pour la pêche à des fins ASR. Des possibilités de pêche limitées permettront aux peuples autochtones d'accéder à cette ressource à des fins ASR tout en respectant les objectifs de conservation. Le maintien de la pêche à de faibles niveaux augmentera la probabilité de rétablir les stocks d'eulakane du fleuve Fraser. Le ministère gérera la pêche à l'eulakane du Fraser avec prudence en 2025.

Le MPO s'engage à reconnaître et à mettre en œuvre les droits autochtones et issus de traités relatifs aux pêches, aux océans, aux habitats aquatiques et aux voies navigables maritimes, conformément à l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), à la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, au Plan d'action 2023-2028 de la DNUDPA et aux Principes fédéraux concernant la relation du gouvernement du Canada avec les peuples autochtones. La Stratégie de réconciliation du MPO et de la Garde côtière canadienne fournit un document d'orientation pour mieux comprendre pourquoi et comment la réconciliation éclaire le travail du Ministère.

Accès et allocations (partie 5)

Le ministre peut, pour des raisons de conservation ou pour toute autre raison valable, modifier les modalités d'accès, d'attribution et de partage décrites dans le présent Plan de gestion intégrée des pêches, conformément aux pouvoirs qui lui sont conférés en vertu de la Loi sur les pêches.

La pêche traditionnelle de l'eulakane à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR) est autorisée grâce à un permis communautaire. Le ministère accordera aux peuples autochtones un accès prioritaire à la ressource à des fins ASR. Les quotas ASR peuvent être déterminés par des discussions bilatérales entre les peuples autochtones et le ministère.

La pêche récréative de l'eulakane est interdite sur l'ensemble du littoral. La pêche commerciale est fermée depuis 2004 ; toutefois, 16 permis de pêche commerciale par regroupement de pêcheurs demeurent valides.

Accords d’intendance partagée (partie 6)

Par le passé, des travaux ont été menés en collaboration sur l'ensemble de la côte, notamment grâce au bénévolat, aux dons comme des bateaux, de l'argent, de l'équipement, des échantillons et des relevés en mer. Toutes ces mesures ont contribué à enrichir nos connaissances sur l'eulakane dans la région du Pacifique. Les peuples autochtones et les parties prenantes ont apporté leur aide pour l'obtention d'informations sur la répartition des géniteurs, les données des pêches expérimentales en cours de saison et les données de relevés. De plus, l'industrie de la pêche commerciale à la petite crevette a fourni une assistance pour les relevés de l'indice en mer (côte ouest de l'île de Vancouver et détroit de la Reine-Charlotte).

La Stratégie des pêches autochtones (SPA) du ministère a fourni des fonds aux peuples autochtones pour qu'ils participent aux travaux sur la répartition des géniteurs et aux relevés d'œufs et de larves, notamment le relevé qui permet d'obtenir l'estimation annuelle du stock reproducteur pour la région du fleuve Fraser.

Plan de conformité (partie 7)

Le programme de conservation et de protection (C et P) du MPO est responsable de l'application de la Loi sur les pêches, de ses règlements d'application et des lois connexes. Les activités d'application de la loi sont menées par des agents des pêches partout au Canada, ils effectuent des patrouilles terrestres, maritimes et aériennes.

Le Ministère encourage le respect de la loi grâce à diverses activités, allant de la sensibilisation et l'éducation des Canadiens à la protection des ressources et des habitats halieutiques, aux patrouilles visant à détecter les infractions, en passant par la gestion des cas importants.

Toute infraction présumée ou avérée aux lois sur les pêches, la faune ou la pollution peut être signalée rapidement et discrètement à l'agent d'application de la loi compétent en utilisant la ligne téléphonique sans frais « Observer, Enregistrer et Signaler ». Ce numéro sans frais est accessible 24 heures sur 24.

Observez, enregistrer et signaler : 1-800-465-4DFO (1-800-465-4336) ou DFO.ORR-ONS.MPO@dfo-mpo.gc.ca.

Les priorités et les stratégies d'application de la loi pour la pêche à l'eulakane du fleuve Fraser sont élaborées et coordonnées avec le personnel local de conservation et de protection et de gestion des pêches. Les agents des pêches effectuent des patrouilles ciblées et opportunistes dans la zone de pêche. Les patrouilles, tant pendant les périodes d'ouverture que de fermeture de la pêche, seront menées en tenant compte des priorités et des ressources disponibles.

Examen du rendement (partie 8)

Les critères d'évaluation du plan de gestion (nationaux, pour le Pacifique et pour la gestion des ressources) sont décrits dans le plan complet.

Un examen effectué après la saison 2025 (annexe 1), un plan de pêche autochtone (annexe 3), un plan de pêche récréative (annexe 4) et un plan de pêche commerciale (annexe 5) sont également disponibles dans le plan de gestion intégrée des pêches (PGIP) complet.

Pour contacter Pêches et Océans Canada

Pour obtenir des informations supplémentaires sur ce résumé du plan de gestion intégrée des pêches (PGIP), ou pour consulter une version électronique du PGIP complet, veuillez contacter : Abigail.Mitchell@dfo-mpo.gc.ca.

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