
Le Programme de mise en valeur des salmonidés (PMVS) accorde une grande importance à la restauration et à la mise en valeur de l'habitat du poisson, éléments essentiels à la survie des stocks de saumons sauvages. Les travaux comprennent la mise en place de chenaux latéraux, l'amélioration des débits, la stabilisation des berges, la reconstruction des marais estuariens, l'élimination des obstacles à la migration des poissons et la mise en place de végétaux riverains. Pour mener à bien ces projets, le PMVS collabore avec divers partenaires, notamment avec les Premières nations, l'industrie, les groupes communautaires et les groupes voués à la conservation, les propriétaires fonciers ainsi qu'avec d'autres organismes gouvernementaux. La participation de chacun de ces intervenants est essentielle. Dans le cadre d'un tel partenariat, les biologistes et les ingénieurs du PMVS élaborent souvent les projets, et fournissent des avis et un soutien techniques. On trouvera ci-dessous des exemples de projets de restauration de l'habitat, dans la Région du Pacifique.
passer
plus facilement dans le ponceau. Les débits forts et rapides dans
le ponceau, à l'endroit où la route 16 traverse le ruisseau,
empêchaient le passage des poissons, bloquant l'accès à un habitat
productif en amont, propice à la fraye et à la croissance. Le PMVS
a conçu le déversoir et a travaillé en collaboration avec le
ministère des Transports de la Colombie Britannique, la Commission
du saumon du Pacifique et la société Carrier Lumber pour mettre en
œuvre le projet. Après la construction, 500 petits saules ont été
plantés sur les rives du ruisseau afin de rétablir la végétation.
On peut aujourd'hui observer des saumons quinnats, des truites
arc-en-ciel et des lottes en amont du ponceau.
Dans
l'estuaire de la rivière Squamish, les chenaux de marée,
bloqués en raison de la construction d'une digue, ont été remis en
état. Les chenaux ont été reconstruits et neuf ponceaux ont été
installés dans la digue pour que l'eau puisse s'écouler plus
naturellement entre la rivière et la partie intérieure de
l'estuaire. Les chenaux de marée, avec leur végétation palustre,
constituent un habitat essentiel pour divers poissons, notamment
pour les jeunes saumons quinnats qui migrent de la rivière vers
l'océan. Les marées élèvent et abaissent le niveau d'eau des
chenaux, ce qui permet aux jeunes poissons de se nourrir et de se
réfugier dans les marais, et transportent les nutriments qui se
trouvent dans les marais vers les milieux marins littoraux. Le
projet, conçu par le PMVS, a été élaboré en vue de la désignation,
par le gouvernement de la Colombie Britannique, d'une partie de
l'estuaire comme zone de gestion de la faune. Plusieurs
partenaires, notamment la Première nation Squamish, la Squamish
River Watershed Society, le district de Squamish, le ministère de
l'Environnement de la Colombie Britannique et B.C. Hydro ont prêté
main forte à la réalisation du projet de remise en état des
chenaux.
Le
bassin Anderson a été créé près de la rivière Chilliwack pour
servir d'habitat hors du chenal au saumon coho, qui a besoin
d'eaux paisibles durant l'hiver pour se nourrir et pour croître.
Le PMVS a donc créé ce bassin de 15 000 mètres carrés, dans une
courbe de la rivière qui avait été séparée du chenal principal
lors de la construction du chemin Chilliwack River, il y a 40 ans.
Le bassin a été agrandi et rempli d'eau en déviant un ruisseau à
proximité qui était aussi devenu inaccessible aux saumons, en
raison de la construction du chemin. Un nouveau ponceau a été mis
en place sous le chemin et permet aujourd'hui aux saumons de se
diriger de la rivière au bassin et de frayer dans le petit
ruisseau. Le bassin offre un habitat de qualité toute l'année à
d'autres espèces de poissons, notamment au saumon kéta, au saumon
arc-en-ciel, à l'omble à tête plate et à la truite fardée. Ce
bassin fait partie d'une douzaine de bassins qui ont été créés
puis reliés à la rivière Chilliwack au cours des deux dernières
décennies. Le PMVS a trouvé l'emplacement du bassin Anderson et en
a assuré la conception, et le gouvernement de la Colombie
Britannique a financé le projet et fourni de l'appui technique
supplémentaire.