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Information sur les mesures de gestion des pêches du quinnat du fleuve Fraser

Les mesures de gestion des pêches du MPO soutiendront le rétablissement des populations de saumon quinnat en péril du fleuve Fraser, donneront aux Premières Nations accès à la pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR) et permettront aux pêches commerciales et récréatives de récolter des populations de saumons quinnats en santé. Ces mesures ont été mises en place pour favoriser les emplois et soutenir les collectivités qui dépendent de la pêche au saumon quinnat.

Nous recevons fréquemment des lettres demandant plus d’informations sur  les mesures de gestion du saumon quinnat du fleuve Fraser. Comme beaucoup de questions sont de nature similaire, nous les avons regroupées pour y répondre de façon globale, complète et transparente. Cette page est mise à jour au fur et à mesure que de nouvelles questions sont posées et que les réponses sont apportées.

Foire aux questions

Situation actuelle du saumon quinnat du fleuve Fraser

Quelles menaces pèsent sur le saumon quinnat du fleuve Fraser?

Le saumon quinnat du fleuve Fraser est en déclin depuis de nombreuses années en raison d’un certain nombre de facteurs, notamment les mauvaises conditions marines, le changement climatique, la destruction des habitats d’eau douce et la récolte. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évaluée 16 des 17 populations sauvages de saumon quinnat de fleuve Fraser et a jugé que toute sauf une étaient en péril ; 10 d'entre elles ont été jugées en voie de disparition.

Au Canada, le taux de réchauffement a été deux fois plus élevé que la moyenne mondiale parce que le changement climatique se produit à un rythme plus rapide aux latitudes nord. Les températures du fleuve Fraser se réchauffent en raison de la combinaison d’un enneigement printanier inférieur à la moyenne et de conditions estivales plus chaudes et plus sèches. En conséquence, la température estivale de l’eau de la rivière se rapproche de plus en plus des limites tolérables pour le saumon, voire les dépasse.

L’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les sécheresses et les inondations, ainsi que les années record de feux de forêt consécutifs en 2017 et 2018, ont accru l’érosion et la sédimentation en Colombie-Britannique et perturbé l’hydrologie naturelle des rivières dont le saumon quinnat dépend pour frayer et se reproduire. Les activités humaines telles que l’exploitation forestière, l’agriculture et le développement urbain contribuent également à la perte d’habitats et à la modification de la qualité de l’eau. Cela a entraîné une baisse de la productivité des habitats d’eau douce pour certaines zones et certaines populations de saumon.

Le saumon est également touché par les conditions environnementales dans l’océan. Une vague de chaleur marine sans précédent dans le Pacifique Nord-Est de fin 2013 à 2019 a eu de profondes influences sur les réseaux alimentaires du saumon. Par exemple, le zooplancton disponible a une teneur plus faible en matières grasses et constitue un aliment de mauvaise qualité pour le saumon.

Ces événements et les problèmes qui en découlent ont été associés à un large déclin de la productivité de nombreuses populations de saumon quinnat dans leur aire de répartition naturelle, qui comprend la Colombie-Britannique, l’Alaska, l’État de Washington et l’Oregon. On estime que la productivité du saumon quinnat a diminué de 25 à 40 % depuis le début des années 1980 dans de nombreux stocks indicateurs de la Colombie-Britannique.

Je vois beaucoup de saumons quinnats lors de la pêche récréative dans les zones marines. Pourquoi y a-t-il tant de saumons quinnats?

Les stocks préoccupants de saumons quinnats du fleuve Fraser se mêlent à un grand nombre de saumons quinnats d’origine canadienne et américaine dans les eaux marines. Le saumon quinnat du fleuve Fraser représente souvent un petit pourcentage du nombre total de saumons quinnats étant donné l’abondance relative des autres populations.

Il est important de se rappeler que les répercussions d’un seul pêcheur peuvent sembler faibles, mais multipliées par tous les pêcheurs et par le nombre total de saumons quinnats pêchés et remis à l’eau, les répercussions peuvent être importantes. Le taux de mortalité estimé après remise à l’eau étant d’environ 20 % dans la pêche récréative, la mortalité cumulée par pêche des populations de saumon quinnat en péril pourrait ne pas être soutenable. En 2019, nous avons mis en œuvre des mesures de gestion de la pêche pour atteindre une très faible mortalité par pêche (près de 5 %), mais cet objectif n’a pas été entièrement atteint.

Le saumon quinnat de la rivière Harrison suscite-t-il des inquiétudes?

Le COSEPAC a désigné le saumon quinnat de la rivière Harrison comme étant en péril. Conformément au Traité sur le saumon du Pacifique, le Canada doit respecter des exigences de gestion pour atteindre l’objectif d’échappée biologique de 75 100 saumons quinnats et réduire les taux d’exploitation lorsque cet objectif d’échappée risque de ne pas être atteint. Le saumon quinnat de la rivière Harrison, qui se reproduit dans les eaux locales autour de l’île de Vancouver, est présent toute l’année et représente souvent une proportion plus importante des prises. Comme nous ne prévoyons pas atteindre l’objectif d’échappée de saumons quinnats de la rivière Harrison en 2020, les mesures de gestion de la pêche au saumon quinnat que nous prenons ont également pour objectif de réduire la mortalité par pêche de ce stock afin de mieux atteindre les objectifs du Traité sur le saumon du Pacifique.

Mesures de gestion des pêches

Pourquoi la pêche d'autres espèces, plus abondantes, est-elle également restreinte?

Le MPO continue à autoriser la pêche d’espèces de saumon plus abondantes à la plupart des périodes et dans la plupart des zones. Veuillez consulter les règlements applicables à la zone dans laquelle vous prévoyez pêcher en consultant les avis de pêche, que vous pourriez demander de recevoir par courriel ou consulter-les sur notre site Web. Dans les zones où la conservation du saumon quinnat n’est pas autorisée, des efforts doivent être faits pour remettre à l’eau tout saumon quinnat attrapé en prenant soin de le nuire le moins possible.

Pourquoi le MPO restreint-il la pêche commerciale à la traîne?

La pêche commerciale du saumon quinnat et coho aura lieu lorsque l’abondance le permettra, après avoir tenu compte de la conservation, de la pêche à des fins ASR des Premières Nations et des possibilités de pêche récréative. Lorsque les excédents exploitables sont élevés, les saumons quinnat et coho seront disponibles pour la pêche commerciale dirigée. Toutefois, lorsque les excédents exploitables sont plus faibles, les pêcheurs commerciaux pourraient capturer un certain nombre de saumons quinnat et coho et les remettre à l’eau afin qu’ils puissent pratiquer la pêche ciblant d’autres espèces de saumon. Le report du début des saisons de pêche avec rétention du saumon quinnat dans la zone G (côte ouest de l’île de Vancouver) et la zone F (nord de la Colombie-Britannique) a pour but d’éviter les prises de saumons quinnats en péril dans le fleuve Fraser et d’éviter qu’un nombre supplémentaire de saumons quinnats d'été 4(1) en bonne santé du fleuve Fraser soient capturés par pêche à la traîne dans le Nord, de sorte que les Premières Nations puissent pratiquer la pêche à des fins ASR dans le fleuve Fraser.

Pourquoi les autres pêches commerciales du saumon ne sont-elles pas touchées?

Les pêcheurs de saumon à la senne, les pêcheurs aux filets maillants et la pêche dans la zone H (poissons des eaux intérieures du sud de la Colombie-Britannique) ne sont pas autorisés à conserver le saumon quinnat et doivent utiliser des pratiques de pêche sélectives (y compris des bassins de réanimation) pour remettre à l’eau tout saumon quinnat attrapé en prenant soin de lui nuire le moins possible lors de la pêche d’autres espèces (principalement le saumon rouge, le saumon rose et le saumon kéta). La rétention du saumon quinnat n’est autorisée que dans les zones où l’on ne prévoit pas d’impact sur le poisson quinnat du fleuve Fraser (p. ex., la pêche terminale de la côte ouest de l’île de Vancouver).

Pourquoi existe-t-il une taille maximale limitée à 80 cm pour la pêche récréative ?

Une limite de taille maximale est un outil de gestion pour protéger les plus gros géniteurs de la récolte. Une taille maximale limitée à 80 cm a été mise en place pour le saumon quinnat afin de protéger les plus gros reproducteurs de saumon quinnat du fleuve Fraser, ils sont généralement âgés de 5 ans. Selon les échantillons des frayères du réseau hydrographique de la rivière Chilko, environ 80 % des reproducteurs âgés de 5 ans seraient protégés par cette limite de taille maximale.

Dans une proportion plus élevée, ces saumons quinnats plus gros sont le plus souvent des femelles qui portent plus d'œufs. Une plus grande taille peut représenter aussi un avantage pour une reproduction plus réussie, spécialement lorsque la migration doit faire face à de grands défis en raison du glissement de terrain de Big Bar et de l'augmentation des facteurs de stress liés au climat et à l'habitat.

Quelles mesures de gestion du saumon quinnat sont actuellement en place ?

Pour la pêche récréative en Colombie-Britannique, les ouvertures, les fermetures et les limites de pêche se trouvent sur notre site Internet et sont annoncées par des avis de pêche :

Des informations sur les possibilités de pêche sélective en 2021 de poissons marqués sont également disponibles sur notre site Internet. D'autres éventuels ajustements et mesures de gestion seront annoncés dans le cadre du Plan de gestion intégrée des pêches 2021/2022.

Pêcheries alimentaires, sociales et cérémonielles (ASC) des Premières Nations

Les Premières Nations bénéficient-elles un accès prioritaire au saumon quinnat?

Notre première priorité dans la gestion de toutes les pêches est la conservation. Après la conservation, la priorité suivante est les possibilités de récolte pour la pêche à des fins ASR des Autochtones. Il s’agit d'une obligation légale, conforme à l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 du Canada et à la jurisprudence qui a suivi.

Nous comprenons l’importance énorme des décisions de gestion du saumon quinnat pour toutes les parties touchées et nous savons que les mesures prises sont difficiles pour tous. Il est plus important que jamais que les gens entretiennent un dialogue respectueux et travaillent ensemble en collaboration pour aider à inverser la tendance à la baisse des stocks de saumon quinnat. Nous soutenons fermement la récente déclaration des premiers ministres contre le racisme et nous nous engageons à poursuivre la réconciliation avec les peuples autochtones.

Y a-t-il des restrictions pour la pêche à des fins ASR des Premières Nations dans le fleuve Fraser? Pourquoi offre-t-on aux Premières Nations des possibilités de pêche si le saumon quinnat du fleuve Fraser est menacé?

La pêche à des fins ASR des Premières Nations dans le fleuve Fraser concerne, entre autres, le saumon quinnat, qui est en péril. Des réductions importantes des possibilités de pêche sont en vigueur pour protéger ce poisson. De fait, les Premières Nations n’ont que des possibilités limitées (par exemple, lors des cérémonies de la première prise) de récolter de petits nombres de saumons quinnats avant la mi-juillet afin de maintenir la mortalité par pêche de ces stocks à un niveau très bas.

La conservation du saumon du Pacifique est l’objectif premier et recevra la priorité dans la gestion de la ressource. Une fois les impératifs de conservation satisfaits, les besoins de pêche à des fins ASR des Premières Nations et les obligations contractées envers ces dernières en vertu de traités ont priorité au moment de la répartition du saumon.

Pourquoi les Premières nations sont-elles autorisées à utiliser des filets maillants dans le fleuve Fraser ?

Conformément aux exigences de conservation, les Premières nations ont un accès prioritaire à la récolte de saumon pour les pêches à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR). Un certain nombre de Premières nations dépendent du saumon du fleuve Fraser (principalement par le biais de la pêche au filet maillant) pour leur sécurité alimentaire et leurs besoins culturels ; restreindre ces pêches imposerait des difficultés considérables à leurs communautés.

Nous n'autorisons que très peu de possibilités de pêche ASR pour récolter le quinnat dans le fleuve Fraser pendant la migration du quinnat du Fraser qui est une espèce menacée. Cette approche est conforme à notre objectif d’atteindre des niveaux très bas de mortalité due à la pêche de ces stocks.

Au début des années 2000 les pêches au quinnat à des fins ASR du cours inférieur du Fraser ont été considérablement réduites à une époque où les grandes pêches communautaires commençaient au début de mars et que la pêche avait lieu chaque week-end. Lorsque les stocks de saumon quinnat du Fraser migrent dans le fleuve Fraser, nous délivrons à chaque communauté des permis de pêche en visant une participation réduite permettant à un nombre restreint d'individus de pêcher une quantité limitée de saumons quinnats (p. ex.3 poissons par communauté) pour les cérémonies (telles que les cérémonies du Premier Poisson) et les événements imprévus tels que des funérailles.

Pour plus d’informations sur les Ouvertures de la pêche à des fins alimentaires sociales et rituelles et les possibilités de capture, veuillez consulter notre site Internet.

Les impacts socio-économiques

Les facteurs socio-économiques ont-ils été pris en compte dans le processus de prise de décision ?

Nous reconnaissons l’importance de la pêche au saumon pour l'économie de la Colombie-Britannique et nous travaillons en partenariat avec les représentants de la pêche par le biais de divers forums pour veiller à ce que les facteurs socio-économiques pertinents soient pris en compte dans le processus décisionnel.

Pêches et Océans Canada fournira-t-il une compensation financière à ceux dont les moyens de subsistance ont été touchés par les restrictions de pêche ?

Les restrictions de pêche conçues pour atteindre les objectifs de conservation sont essentielles pour maintenir une pêche saine et économiquement durable. Nous sommes conscients que les restrictions de pêche et la faiblesse des revenus posent aux pêcheurs commerciaux, au commerce lié à la pêche récréative, au tourisme et à d'autres qui dépendent du saumon sont un défi pour assurer leur subsistance.

L'abondance des populations de saumon peut fluctuer considérablement d'une année sur l'autre. L’offre d’une compensation financière aux pêcheurs en réponse aux fluctuations de l'abondance des ressources ne relève pas de notre mandat. Les questions concernant l'aide financière doivent être adressées à Emploi et Développement social Canada.

Pour en savoir plus sur les efforts du gouvernement du Canada pour soutenir les industries de la pêche pendant la pandémie de COVID-19.

Marquage de l'écloserie

Marquage de l'écloserie

Nous comprenons à quel point les opportunités de pêche sont importantes pour les pêcheurs récréatifs et nous reconnaissons qu’il existe un intérêt grandissant pour les opportunités de pêche du saumon quinnat marqué en écloserie (également connue sous le nom de pêche sélective de poissons marqués, ou PSPM). Nous nous engageons à prendre des décisions fondées sur la science et à gérer avec prudence les ressources halieutiques en vue de soutenir la durabilité des pêches canadiennes. Nous le faisons de manière à minimiser les impacts économiques.

Pourquoi les pêches sont-elles classées PSPM ?

Pour la mise en œuvre du Traité sur le saumon du Pacifique, toute pêche dont la règlementation pour la conservation des poissons provenant d'écloserie est différente de celle des poissons sauvages est classée comme pêche PSPM. Cela peut inclure les pêches où seuls les poissons marqués peuvent être retenus, comme c'est le cas dans la baie de Beecher (20-5) ou la réglementation autorise également la rétention de certains saumons sauvages (par exemple < 80 cm) en plus de la rétention de poissons marqués (par exemple dans les secteurs 12, 13, 15 et 16). Les données que ces opportunités de pêche auront permis de produire seront utilisées pour étayer l'évaluation et les prises de décision ultérieures après la saison.

Pourquoi le MPO n'a-t-il pas adopté toutes les propositions de pêche sélective de poissons marqués élaborées par les intervenants ?

Plusieurs propositions d’opportunités de pêches récréatives sélectives de poissons marqués (PSPM) pour la saison 2021 à 2022 nous ont été soumises par des parties prenantes afin d’être examinées, notamment par le Conseil consultatif de la pêche sportive (CCPS). Nous avons largement consulté les Premières nations, le CCPS et d'autres intervenants sur ces propositions dans le cadre de notre processus consultatif et de consultation en place. Les décisions concernant les propositions de pêche récréative ont été fondées sur des avis scientifiques et des données provenant de l'évaluation des stocks qui font partie de nos premières évaluations et sont conformes aux priorités d'allocation du saumon. Les questions soulevées dans les commentaires qui nous ont été soumis ont également été prises en compte, notamment :

  • La nécessité de maintenir une approche de gestion prudente du saumon quinnat dans le sud de la Colombie-Britannique compte tenu du nombre de populations évaluées comme étant en péril ou de l’insuffisance des données fournies par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) (dont 2 ne sont pas en péril, 13 sont en voie de disparition, 7 sont menacées, 2 sont préoccupantes et 5 pour lesquelles les données sont insuffisantes).
  • Inquiétude soulevée par les propositions qui pourraient avoir comme conséquence une augmentation de l'effort de la pêche récréative et de la mortalité des poissons sauvages dont les impacts sur la conservation des stocks préoccupants seraient incompatibles avec la politique d'allocation du saumon donnant la priorité à l'accès aux pêches à de fins ASR des Premières nations, après la conservation.
  • Préoccupations concernant les impacts de la réglementation de la PSPM sur nos programmes d'évaluation des stocks qui reposent sur des stocks indicateurs de poissons marqués en écloserie avec des micro-marques codées utilisées pour identifier les populations de quinnat sauvage.
  • Soutien du secteur récréatif pour que les opportunités de PSPM à court terme soient augmentées afin de soulager les mesures de non-rétention du quinnat en vigueur dans le sud de la Colombie-Britannique.
Y-aura-t-il des opportunités de pêches récréatives sélectives de poissons marqués en 2021 ?

Nous avons approuvé les opportunités de pêche récréative au quinnat pour la saison de pêche 2021 dans certaines parties des secteurs 12, 13, 15, 16 et du sous-secteur 20-5. Les données générées par ces opportunités de pêche seront utilisées pour soutenir l'évaluation et la prise de décisions ultérieures après la saison. Pour le reste de l'année, les plans de pêche au saumon quinnat seront décrits dans le Plan de gestion intégrée des pêches au saumon du sud de la Colombie-Britannique (PGIP) couvrant la période du 1er juin 2021 au 31 mai 2022.

Les pêches PSPM doivent être considérées comme faisant partie d'une approche coordonnée et à plus long terme de la gestion du saumon du Pacifique. Elles doivent aussi être effectuées en comprenant bien les problèmes et les exigences en termes de ressources pour atténuer les inquiétudes à court et à long terme. Des informations relatives aux opportunités de pêche sélective de poissons marqués de 2021 sont disponibles sur notre page InternetMesures de conservation pour le saumon quinnat du fleuve Fraser et opportunités de pêche sélective à marques limitées.

Pourquoi le marquage de masse du saumon quinnat n’est-il pas effectué au Canada?

Nous examinons actuellement les informations permettant d’étayer la prise de décision sur la possibilité d’étendre l’utilisation de la réglementation de la pêche qui autorise la conservation du saumon quinnat marqué provenant d’écloseries – également connu sous le nom de pêche sélective – et/ou sur la possibilité de procéder au marquage de masse de la production du saumon quinnat en écloserie. Il faut prendre en compte un certain nombre de facteurs. Des travaux sont en cours pour obtenir les informations requises pour arriver à une décision sur l’utilisation du marquage de masse et/ou de la pêche sélective au Canada.

Voici certains des facteurs à prendre en compte :

  • S’assurer que les informations d’évaluation des stocks ne sont pas compromises : Pour effectuer un marquage de masse de tous les poissons d’écloserie, le Canada serait obligé d’adapter considérablement ses programmes de surveillance de la pêche et d’évaluation des stocks nécessaires pour tenir à jour les informations sur le saumon quinnat sauvage et respecter ses obligations en vertu du Traité sur le saumon du Pacifique. De plus, le Canada serait obligé de consacrer beaucoup de temps et de ressources pour modifier son programme d’évaluation des stocks et de consulter les États-Unis pour s’assurer que toute modification apportée respecte ses engagements en vertu du Traité.
  • Coût : Le marquage d’un grand nombre de saumons quinnats d’élevage entraînerait des coûts substantiels et, dans certaines régions, pourrait être difficile sur le plan logistique.
  • Effets sur les écosystèmes : Il faut planifier soigneusement la production de saumons quinnats d’élevage supplémentaires pour soutenir la pêche afin de gérer les effets sur l’écosystème (p. ex., la capacité de charge des systèmes naturels pour soutenir le saumon); de gérer les interactions concurrentielles potentielles entre le saumon d’élevage et le saumon sauvage; de s’assurer que la diversité génétique du saumon d’origine sauvage est maintenue; de garantir que les techniques de pêche sélective ne nuisent pas aux stocks sauvages non marqués préoccupants.
  • Mortalité : À de nombreuses occasions et dans de nombreuses régions, la proportion de poissons marqués qui sont pêchés resterait probablement trop faible pour soutenir la pêche sélective sans entraîner une mortalité importante lors de la remise à l’eau des poissons non marqués.

Nous menons en parallèle un projet pilote pour marquer le saumon quinnat provenant de l’écloserie de la rivière Conuma et un projet explorant l’application d’outils génétiques (marquage fondé sur la parenté) de tous les géniteurs de saumon quinnat d’élevage pour les trois prochaines années. L’objectif est de déterminer si la méthode de marquage fondé sur la parenté, combinée à une surveillance renforcée des captures et à un échantillonnage d’identification génétique des stocks, fournira des renseignements pour les évaluations qui sont aussi exacts ou meilleurs que ceux qui sont actuellement dérivés du programme de stocks indicateurs munis de micromarques magnétisées codées. L’objectif est également de déterminer si cette approche atténue les impacts potentiels de la pêche sélective sur le programme de stocks indicateurs munis de micromarques magnétisées codées.

Saumon quinant du fleuve Fraser et mammifères marins

Les mesures de gestion de la pêche au saumon quinnat du fleuve Fraser sont-elles prises pour fournir des proies aux épaulards résidants du sud

Ces mesures sont prises pour répondre à de graves préoccupations en matière de conservation du saumon quinnat du fleuve Fraser. Toutefois, la réduction de la pêche marine du saumon quinnat pourrait donner lieu à une plus grande présence du saumon quinnat dans l’habitat essentiel des épaulards résidants du sud, où il serait une source de nourriture pour eux. Les recherches indiquent que le saumon quinnat du fleuve Fraser constitue un élément important du régime alimentaire des épaulards résidants du sud. Les mesures de conservation du saumon quinnat du fleuve Fraser ont été coordonnées pour compléter les mesures annoncées afin de soutenir l’amélioration de la disponibilité des proies pour les épaulards résidants du sud.

Pourrait-on recourir à l’abattage de phoques pour réduire la pression sur les stocks de saumon quinnat en péril?

Nous considérons la gestion des phoques et des otaries (pinnipèdes) dans une perspective d’écosystème et prenons en considération leur rôle global dans l’environnement. Par exemple, les otaries et les phoques communs sont une source de nourriture importante pour les épaulards de passage, qui sont inscrits sur la liste des espèces menacées de la Loi sur les espèces en péril depuis 2003. Les études en cours sur les régimes alimentaires montrent que les otaries et les phoques sont des prédateurs opportunistes qui se nourrissent principalement de proies localement et saisonnièrement abondantes et accessibles, notamment le hareng et le merlu (un poisson qui s’attaque au saumon). Le saumon représente moins de 10 % de l’alimentation globale des otaries.

Le MPO est conscient des préoccupations concernant l’impact des prédateurs sur le saumon, notamment les baleines à bosse, les oiseaux de mer, les phoques et les otaries, et les étudie dans le cadre des travaux du Southern BC Chinook Committee. Pour mieux comprendre l’interaction pinnipède-saumon, le MPO adopte une approche scientifique. De plus, il a organisé, conjointement avec des partenaires universitaires et américains, deux ateliers d’experts en 2019 pour résumer les connaissances concernant la prédation des pinnipèdes sur les saumons, en particulier dans la mer des Salish. Il existe une grande incertitude quant à l’impact des pinnipèdes par rapport aux autres prédateurs ou aux facteurs qui peuvent également contribuer à la diminution des stocks. Les comptes rendus du premier atelier sont accessibles en ligne. Les comptes rendus du deuxième atelier seront bientôt disponibles (en anglais seulement).

Protections supplémentaires

Quelles sont les autres mesures en place pour protéger et restaurer le saumon quinnat en péril?

Bien que les mesures de gestion de la pêche constituent un outil important, elles ne suffiront pas à elles seules à restaurer ces stocks importants. Pour protéger et restaurer les populations de saumon quinnat, nous travaillons également dans un certain nombre d’autres domaines :

Le 8 juin 2021, nous avons annoncé que le gouvernement fédéral investissait 647,1 millions de dollars dans l'Initiative transformatrice de la Stratégie relative au saumon du Pacifique (ISSP) en réponse au déclin du saumon du Pacifique et que de nouvelles mesures dans le cadre de l'initiative seront mises en œuvre en collaboration avec les Premières nations, les partenaires et les principaux intervenants. Le premier objectif de cette initiative est de conserver et de protéger le saumon du Pacifique, ses habitats et les écosystèmes en Colombie-Britannique et au Yukon. L’ISSP adoptera une approche de plusieurs volets fondée sur 4 piliers clés :

  • la conservation et l’intendance ;
  • la production mise en valeur en écloserie ;
  • la transformation de la pêche ;
  • la gestion intégrée et la collaboration.

Nous collaborerons avec les communautés autochtones et côtières, les autres niveaux du gouvernement, les pêcheurs commerciaux et récréatifs, les organisations chargées de l'intendance et d'autres intervenants. Nous mettrons à jour le site Internet de l'Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique lorsque de nouvelles informations seront disponibles.

  • Protection de l'habitat : Proposer une nouvelle Loi sur les pêches pour rétablir la protection de l’habitat des poissons, et travailler en étroite collaboration avec le gouvernement de la Colombie-Britannique sur les politiques d’utilisation des terres et des eaux qui peuvent avoir une incidence sur l’habitat essentiel.
  • Restoration de l'habitat : En partenariat avec la Province de la Colombie-Britannique, nous avons créé le Fonds de restauration et d’innovation pour le saumon de Colombie-Britannique, qui fournira plus de 142 millions de dollars sur cinq ans à des projets de restauration du saumon et de l’habitat dans différentes collectivités de la province.
  • Adaptation aux changements climatiques : Les changements climatiques ont une incidence sur la survie du saumon du Pacifique par des changements dans les habitats océaniques et d’eau douce. Nous étudions la manière dont le réchauffement des eaux se répercute sur le saumon à tous les stades de sa vie, ainsi que les répercussions pour les écosystèmes, et nous avons publié notre premier rapport sur l'état du saumon du Pacifique en 2019.
  • Amélioration de l’évaluation des stocks : Dans l’Énoncé économique de l’automne 2018, nous avons engagé 107 millions de dollars supplémentaires pour soutenir la mise en œuvre des dispositions relatives aux stocks de poissons de la nouvelle Loi sur les pêches. Ces ressources permettront d’améliorer l’évaluation des stocks de saumon du Pacifique et contribueront à une meilleure gestion de la pêche.
  • Amélioration de la science et de la collaboration : Pour mieux comprendre ce qui se passe dans le Pacifique Nord et comment les montaisons de saumon sont touchées, le MPO a récemment coparrainé une deuxième expédition de recherche dans le Pacifique Nord avec des scientifiques de cinq pays (Russie, États-Unis, Japon, Corée du Sud et Canada).
Que fait Pêches et Océans Canada pour résoudre les problèmes causés par le glissement de terrain de Big Bar afin que le saumon quinnat puisse atteindre ses frayères ?

L’intervention sur l’énorme glissement de terrain près de Big Bar est une priorité absolue pour nous. En partenariat avec les Premières nations et la province de la Colombie-Britannique, nous travaillons à la restauration d'un passage à poissons durable pour les futurs retours de saumon. Pour obtenir des informations à jour sur l’intervention sur le glissement de terrain de Big Bar, rendez-vous sur notre page Internet Intervention sur le glissement de terrain de Big Bar.

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