Résumé du plan de gestion intégrée de pêche Sardine du Pacifique (Sardinops Sagax), Région du Pacifique - 1 août 2021 au 31 mai 2024

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Préface

Le but du résumé de ce plan de gestion intégrée des pêches (PGIP) est de donner un aperçu de la version intégrale du PGIP. Ce document sert également à communiquer au personnel de Pêches et Océans Canada (MPO), aux Premières nations, aux conseils de cogestion et à d'autres intervenants, les informations essentielles relatives à la pêche et sa gestion. Le présent PGIP établit les principes communs d’une gestion durable de la ressource halieutique. La version complète du PGIP est disponible sur demande.

Le présent résumé du PGIP n’est pas un document exécutoire; il ne peut constituer la base d’une contestation judiciaire. Le PGIP peut être modifié en tout temps, il ne peut entraver l’exercice des pouvoirs discrétionnaires du ministre conférés par la Loi sur les pêches. Le ministre peut, pour des raisons de conservation ou pour toute autre raison valable, modifier toute disposition du PGIP conformément aux pouvoirs discrétionnaires qui lui sont conférés par la Loi sur les pêches

Dans tous les cas où le MPO est responsable de l'exécution d'obligations découlant d'accords sur des revendications territoriales, la mise en œuvre du PGIP devra être compatible avec ces obligations. Si le PGIP entre en conflit avec les obligations juridiques des accords sur les revendications territoriales, les dispositions de ces derniers prévaudront dans la mesure de l’incompatibilité. 

Introduction général / aperçu - Chapitre 1 du PGIPP

La pêche à la sardine du Pacifique est une pêche opportuniste qui dépend de la migration des sardines dans les eaux canadiennes. La migration de la sardine et les niveaux de population sont fortement influencés par les conditions océaniques qui déterminent la survie et le recrutement des juvéniles dans le stock adulte. Une pêche à la sardine en Colombie-Britannique dépend des conditions océaniques favorables qui soutiennent la croissance et la production du stock de sardines du Pacifique.

Entre 1996 et 2001, quelques pêcheurs ont récolté la sardine du Pacifique dans le cadre d’une pêche expérimentale limitée. Compte tenu des résultats de cette pêche expérimentale et en mai 2002 du retrait de la sardine du Pacifique de la liste des espèces « préoccupantes » par le Comité fédéral-provincial sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), la pêche opérant à la senne est passée à une phase commerciale conformément à la politique du ministère sur les nouvelles pêches émergentes (NPE). En 2002, un plan provisoire d'un an a été élaboré en utilisant une approche prudente qui donnait aussi la possibilité de faire une évaluation de la viabilité de la pêche en continu et d’une éventuelle future expansion. Une phase expérimentale/exploratoire a été lancée pour étudier la possibilité d’utiliser d'autres types d'engins et d’autres zones.

Entre 2003 et 2006, le Ministère a élaboré un plan de pêche de trois ans permettant une approche progressive vers le développement de la pêche tout en continuant à suivre les principes du NPE. Entre 2007 et 2011, le Ministère a élaboré un plan annuel de gestion intégrée des pêches pour soutenir la croissance de la pêche. À la suite du déclin de cette pêcherie, les plans de gestion sont devenus pluriannuels, ce qui reflétait l'inutilité d'une gestion active.

Il existe un total de 50 permis de pêche à la sardine du Pacifique (25 permis de pêche commerciale et 25 permis de pêche commerciale communautaire). Tous les prélèvements de sardines du Pacifique dans la pêche commerciale se font à l'aide d'engins de senne coulissante. À l'exception des fermetures permanentes et saisonnières, la pêche commerciale à la sardine du Pacifique, lorsque le total autorisé des captures est alloué, peut ouvrir du 1er juin au 9 février de chaque année dans les secteurs de gestion des pêches du Pacifique (SGP) 3 à 13, 20, 23 à 27, 101 à 110, 121, 123 à 127, 130 et 142. Lorsque la pêche commerciale est ouverte, la plupart de la récolte a eu lieu d'août à octobre.

Évaluation des stock, connaissances scientifiques et savoirs autochtones - Chapitre 2 du PGIPP

Évaluation du stock

Les évaluations des stocks de sardine du Pacifique sont menées par le National Marine Fisheries Service (NMFS) (États-Unis) (Service national des pêches marines des États-Unis) et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) (Administration national des océans et de l’atmosphère). Le NMFS américain évalue chaque année la situation et l’évolution de la sous-population de sardine du nord du Pacifique dans l'est de l’océan Pacifique à l'aide de plusieurs versions d'un modèle structuré par âge. La répartition géographique du stock peut s'étendre vers le sud de la côte ouest de la Basse-Californie et vers le nord jusqu'au sud-est de l'Alaska. Il est également connu sous le nom de stock de sardines de l'écosystème du courant californien. Les informations provenant d'enquêtes indépendantes sur la pêche, de la surveillance des captures et des débarquements de la pêche et d'échantillonnages biologiques ont été utilisées pour étayer les modèles d'évaluation des stocks. Les méthodes d'évaluation des stocks ont changé au fil des ans et devraient continuer d'évoluer avec le temps dans le cadre des processus d'examens pluriannuels facilités par le US Pacific Fishery Management Council (Conseil de gestion des pêches du Pacifique des É-U.).

De 1997 à 2014, les données provenant des relevés des pêches au chalut pélagique du MPO effectués en été au large de la côte ouest de l'île de Vancouver ont été utilisées pour décrire la répartition régionale, l'abondance relative et les informations biologiques de la sardine dans les eaux de la Colombie-Britannique. Pour réduire la variabilité des données de capture de sardine et améliorer la description des observations du régime alimentaire des poissons, les relevés au chalut ont été menés de nuit à partir de 2006. Des méthodes pour estimer la biomasse saisonnière et la migration de la sardine ont été développées (Schweigert et McFarland 2001 ; Schweigert et al 2010 ; Flostrand et al 2011) en utilisant les données de ces relevés au chalut. Depuis 2014, aucun plan cohérent de relevé pluriannuel du MPO n'a été utilisé pour surveiller spécifiquement la présence et l'écologie de la sardine dans les eaux de la Colombie-Britannique. Mais des informations sont également recueillies à partir d'autres relevés de pêches pélagiques multi-spécifiques du MPO au cours desquels des sardines peuvent être capturées au large de la côte ouest de l'île de Vancouver (et dans d’autres zones).

Interactions dans l’écosystème

La sardine du Pacifique présente dans les eaux du nord-ouest du Pacifique de l'Amérique du Nord et les migrations qui s’y dirigent se nourrissent principalement d'abondantes ressources de plancton qui s’y trouvent durant les mois d'été. L'étalement de la migration jusqu’au nord est en partie lié aux conditions océanographiques, en particulier à la température de surface de la mer, c’est pourquoi les stocks se déplacent plus au nord pendant les années plus chaudes. La température de surface de la mer a également été mise en rapport avec la survie des juvéniles pour le recrutement de la population de reproducteurs adultes, un recrutement plus fort ayant lieu pendant les années les plus chaudes.

À l'instar d'autres espèces de poissons fourrages dans les eaux de la Colombie-Britannique, la sardine est mangée par plusieurs prédateurs tels que les salmonidés, les requins, les lions de mer, les phoques, les baleines à bosse et les oiseaux marins. La répartition saisonnière de la sardine dans les eaux de la Colombie-Britannique correspond aux saisons d'alimentation et de migration de certains de leurs prédateurs, comme le saumon coho, le saumon quinnat et les baleines à bosse. Les recherches en cours aident les scientifiques et les gestionnaires des pêches à mieux comprendre les processus écosystémiques, notamment les effets environnementaux sur le recrutement des sardines et le rôle que jouent les sardines dans la structure et le fonctionnement des écosystèmes.

Savoirs autochtones

Il s’avère qu’il n’existe pas vraiment de savoirs autochtones sur la sardine. Cependant s’il en existe, ils seront pris en compte dans les décisions scientifiques et de gestion de la pêche.

Importance économique, culturelle et sociale - Chapitre 3 du PGIP

Pêche autochtone

La pêche à la sardine à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR) peut être autorisée sur demande. La pêche à la sardine peut également être autorisée grâce au document de pêche Maa-nulth ou d'autres mécanismes liés aux traités.

Pêche récréative

La pêche récréative peut être pratiquée afin de se procurer de la nourriture pour un usage personnel, comme activité de loisir ou comme une combinaison des deux. La communauté de la pêche récréative comprend des résidents locaux, des exploitants de gîtes et de bateaux affrétés, ainsi que des pêcheurs à la ligne et des plaisanciers en visite. Ces activités offrent une série d'avantages aux participants et contribuent directement et indirectement à l'activité économique.

Pêche commerciale

La majorité des navires sardiniers les plus récemment actifs avait un cumul de permis et leur quota associé. D'après le profil financier de la pêche le plus récent (2009), un bateau avait en moyenne une rentabilité estimée à environ 30 000 $. Cinq bateaux représentaient un peu plus de la moitié de tous les permis de pêche à la sardine (pêche commerciale et pêche commerciale communautaire). Les bateaux qui étaient actifs dans la pêche à la sardine à la senne étaient également le plus souvent actifs dans la pêche au saumon et au hareng, la majorité de leurs revenus bruts (plus de 50 %) ont été tirés de la récolte de sardines en 2009.

Si la récolte commerciale reprend, un des défis futurs des plus importants dans la pêche à la sardine sera de trouver les bons acheteurs pour ce produit. La récolte de sardines de la Colombie-Britannique, comme la récolte beaucoup plus importante de sardines aux États-Unis, est principalement destinée à servir d'appât de faible valeur dans la pêche au thon à la palangre en haute mer. Les efforts passés pour accéder au marché des produits alimentaires de plus grande valeur ont eu des résultats mitigés.

Accès et allocation - Chapitre 5 du PGIP

Le ministre peut, pour des raisons de conservation ou pour toute autre raison valable, modifier les modalités d'accès, d'allocation et de partage telles que décrites dans le présent PGIP conformément aux pouvoirs accordés en vertu de la Loi sur les pêches.

Pêche autochtone

La pêche autochtone à la sardine du Pacifique à des fins ASR ou domestiques peut avoir lieu sur toute la côte lorsqu'elle est autorisée par un permis de pêche communautaire ou un document de récolte.

Pêche récréative

La pêche récréative à la sardine du Pacifique est autorisée par le biais d’un permis de pêche récréative. La pêche récréative à la sardine du Pacifique à des fins ASR ou domestiques peut avoir lieu sur toute la côte dans les eaux de marée de la Colombie-Britannique. La limite quotidienne pour la sardine du Pacifique est de 100 pièces et la limite de possession est de 200 pièces (Ordonnance de modification 2016-74).

Pêche commerciale

La pêche commerciale à la sardine du Pacifique n'est actuellement pas autorisée.

Contactez-nous

Pour plus d'informations sur ce résumé du PGIP, veuillez contacter Brad Langman à l’adresse courriel Brad.Langman@dfo-mpo.gc.ca ou pour consulter une version électronique complète du PGIP, : rendez-vous à notre bibliothèque (en anglais suulement).

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