Pêche à l'eulakane  - Région du Pacifique

Renseignements sur l'espèce

Plan de gestion intégrée des pêches

Information sur les pêches

L'eulakane (également appelé poisson-chandelle) fait partie de la famille des Osmeridae (éperlans). Son nom scientifique, Thaleichthys pacificus, qui est dérivé du grec thaleia (riche) et ichthys (poisson), évoque la forte teneur en huile propre à ce petit poisson.

L'eulakane est un poisson de petite taille, de type anadrome, qui vit relativement peu longtemps et qu'on trouve dans les eaux bordant la zone de forêt pluviale tempérée comprise entre le sud de la mer de Béring et le nord de la Californie. En Colombie-Britannique, on a observé la présence d'eulakanes géniteurs dans 33 rivières, mais seulement une quinzaine d'entre elles offrent un habitat propice et viable pour la reproduction de l'espèce (bassins du Fraser, de la Skenna, de la Nass et de la Klinaklini).

L'eulakane est un poisson si riche en huile qu'il peut servir de chandelle à l'état séché. Son huile a ceci de particulier qu'elle prend la consistance du beurre et une couleur dorée à température ambiante. Outre son intérêt alimentaire, ce poisson a toujours constitué une importante source de graisse pour les Premières nations du Pacifique Nord-Ouest. À telle enseigne que les sentiers qui donnaient accès aux pêcheries d'eulakane traditionnelles étaient désignés « sentiers de la graisse ».

En Colombie-Britannique, on trouve généralement des populations d'eulakanes à une profondeur de 80 à 200 m, dans les zones de l'entrée Dixon, du détroit d'Hecate, des îles de la Reine-Charlotte et de la côte Ouest de l'île de Vancouver.

Pour des raisons inconnues, on observe depuis quelques années un déclin des populations d'eulakane dans plusieurs rivières situées à l'intérieur de l'aire de distribution de l'espèce, notamment dans les bassins du Fraser et du Columbia, où l'on a enregistré une chute soudaine des effectifs en 1994. L'eulakane a pratiquement disparu des eaux de la Californie, et depuis deux ans, plusieurs cours d'eau de la Colombie-Britannique semblent être destinés à connaître le même sort, notamment la Stikine, l'Unik, la Skeena, la Kitimat, la Demano, la Kitlope, la Bella Colla, la Kimsquit, l'Owikeeno et la Kingcome, où l'on n'a recensé pratiquement aucune remonte d'eulakanes en 2000. Par contre, on a récemment observé une augmentation des populations en mer au large de la Colombie-Britannique et de certaines parties de l'Alaska. C'est un signe encourageant, mais on sait d'expérience qu'une abondance élevée en mer ne s'accompagne pas nécessairement d'une augmentation correspondante de la biomasse génitrice en eau douce.

On pense que les facteurs susceptibles de porter atteinte aux remontes d'eulakane sont de deux ordres :

  1. facteurs « fluviatiles » (déperdition d'habitats, pollution, pêches monospécifiques, exploitations forestières et actions prédatrices des mammifères marins);
  2. facteurs « marins » (perturbations océaniques induites par le réchauffement de la planète et par d'autres facteurs, captures accidentelles de pêche commerciale, aléas de la biomasse nutritive, actions des prédateurs, etc.).

Lois et règlements

Voici les lois et les règlements qui régissent l'activité de pêche portant sur l'eulakane :

  • Loi sur les pêches
  • Règlement de pêche du Pacifique, 1993
  • Règlements généraux de pêche
  • Règlements concernant la délivrance des permis de pêche autochtone communautaires
  • Règlements sur la pêche sportive en Colombie-Britannique (1996)
  • Loi sur les océans
  • Règlements sur les secteurs de gestion des pêches du Pacifique

Pour obtenir plus d'information, veuillez consulter la page des lois clés