Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur : le saumon coho
En bref :
- Nom scientifique : Oncorhynchus kisutch.
- Le coho compte davantage de populations spécifiques que toute autre espèce de saumon de la Colombie-Britannique.
- Bien que le saumon coho ait tendance à ne pas trop s’éloigner du littoral, certains spécimens ont été trouvés à 1 600 km de la côte.
- Les juvéniles défendent leur territoire par une série de manœuvres qui prennent l’allure d’une danse effrénée.
Le saumon coho est un poisson agile et actif. On le retrouve dans la plupart des cours d’eau de la côte britanno-colombienne et dans plusieurs rivières du Pacifique Nord-Ouest, de la Californie jusqu’à l’Alaska, mais principalement entre le fleuve Columbia et le bras Cook Inlet (Alaska). On a recensé des frayères de coho dans plus de la moitié des 1 500 cours d’eau de la Colombie-Britannique et du Yukon pour lesquels on dispose de données.
Les jeunes cohos passent généralement un an en eau douce, bien que chez les populations du Nord, une forte proportion de juvéniles peuvent séjourner en rivière pendant deux ou trois ans. Ils préfèrent généralement les petits cours d’eau et les terrains marécageux, mais certaines populations fréquentent également les lacs et les grandes rivières. Après l’éclosion des œufs dans les gravières des frayères natales, les jeunes cohos passent un ou deux ans en eau douce. Après l’avalaison au stade de smolt, ils passent jusqu’à dix-huit mois en mer avant de reprendre le chemin du retour jusqu’à leur cours d’eau natal où ils viennent frayer. La plupart prennent trois ans avant d’atteindre l’âge de reproduction, mais certains se développent plus vite et retournent à leurs frayères natales au stade de « castillons » (deux ans).
Carte de migration du saumon coho
Le recrutement étant conditionné par l’espace disponible dans les rivières, les jeunes cohos sont soumis à une vive concurrence territoriale. Ceux qui ne peuvent trouver ou défendre leur espace vital ont de la difficulté à survivre. C’est pourquoi chaque cours d’eau a tendance à produire le même nombre de smolts année après année, indifféremment du nombre d’adultes venus y frayer.
Contrairement aux autres espèces de saumons qui se livrent à des migrations océanes de très grande amplitude, le coho préfère se tenir à proximité de la côte. Cette facilité d’accès, et la tendance du coho à mordre à l’hameçon et à essayer de s’esquiver par des bonds spectaculaires en font une cible de choix pour les pêcheurs sportifs. Le coho est également pêché par les Autochtones qui le capturent pour leurs besoins alimentaires, au moyen de méthodes traditionnelles (fascines, filets, gaffes), ainsi que par les ligneurs commerciaux, bien que les récents aléas du recrutement aient entraîné la restriction de l’effort de pêche depuis 1998.
Arrivé à l’âge adulte, le saumon coho arbore une livrée argentée sur les flancs et bleu métallique tachetée de noir sur la partie dorsale. Les mâles géniteurs qui font leur entrée dans les eaux douces ont une couleur rouge vif sur les flancs et vert brillant sur le dos et la tête, et une coloration foncée sur le ventre. Leur mandibule s’allonge et se courbe pour se terminer en crochet avec des dents pointues. Les femelles adultes changent également de couleur et développent une mandibule courbée, mais leur transformation est moins spectaculaire que celle des mâles.
Pour de plus amples renseignements sur l'identification du saumon coho, veuillez visiter les pages du site de la pêche récréative concernant l'identification du saumon.
Renseignements tirés de Le monde sous-marin : Les saumons du Pacifique et de The Incredible Salmonids (épuisé), et information fournie par la Direction de la gestion des pêches et de l’aquaculture.
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