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vous pouvez contribuer à arrêter ces envahisseurs nuisiblesÉgalement disponible en format PDF
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Les espèces aquatiques envahissantes (EAE) sont des espèces de plantes, poissons ou animaux qui ont été introduites dans un écosystème aquatique (océan, lac ou cours d’eau) où on ne les trouvait pas par le passé. Des espèces aquatiques envahissent les eaux canadiennes depuis des siècles, mais le rythme des invasions n’a jamais été aussi rapide qu’aujourd’hui. Chaque décennie, environ 15 espèces exotiques s’établissent dans nos eaux côtières ou intérieures. Faute de prédateurs naturels, les espèces les plus vigoureuses se propagent rapidement. Ceci a souvent des effets néfastes sur les espèces indigènes des écosystèmes naturels en modifiant radicalement le milieu jusqu’à le rendre inhospitalier pour ces espèces. Les EAE ont contribué au déclin, voire à la disparition, de populations de poissons indigènes partout au Canada, ce qui a mené à l’effondrement de pêches locales.
Il existe plusieurs voies d’entrée des espèces envahissantes dans nos écosystèmes. L’augmentation du commerce et des voyages internationaux constitue une importante voie d’entrée qui a favorisé l’introduction de nombreuses EAE. Elles entrent dans les eaux marines ou douces en s’accrochant aux navires commerciaux et récréatifs, et sont fréquemment apportées par l’entremise de l’eau de ballast rejetée. Elles peuvent aussi s’accrocher aux infrastructures et aux équipements tels que plate forme de forage, cale sèche, aide à la navigation, hydravion, motomarine, engin de pêche, équipement de plongée libre et scaphandre autonome.
Le transfert des EAE est aussi favorisé par la remise à l’eau
des appâts et des poissons vivants d’aquariums publiques et
privées dans des écosystèmes aquatiques naturels, ainsi
que par leur transport accidentel avec les poissons et les
mollusques et crustacés vivants destinés à la consommation
humaine. Des espèces aquatiques envahissantes ont aussi été
introduites illégalement par des pêcheurs espérant créer de
nouvelles possibilités de pêche. Cette activité illégale a
souvent comme conséquence des dommages écologiques étendus aux
espèces indigènes et à l’habitat.
Les efforts de lutte contre les EAE établies sont souvent
inefficaces et très coûteux. La prévention est le meilleur moyen
de traiter ce problème. Voici des façons d’empêcher
l’introduction et la propagation des espèces aquatiques
envahissantes :

SI VOUS TROUVEZ UNE DE CES ESPÈCES MARINES ENVAHISSANTES, ou si
vous êtes
témoin d’activités liées au déplacement intentionnel ou
accidentel de poissons ou d’autres
organismes aquatiques vivants, SIGNALER À PÊCHES ET OCÉANS
CANADA par courriel à
AISPACIFIC@dfo-mpo.gc.ca, ou par téléphone au 1-888-356-7525.
Des photos des espèces peuvent également être envoyées à
l’adresse courriel ci-dessus.
Veuillez indiquer la date et l’endroit exact (GPS si
disponible). Si possible, obtenez des spécimens ou un petit
échantillon et mettez-les dans un récipient scellé avec de
l’alcool
ou congelez les dans un sac en plastique scellé.

SI VOUS TROUVEZ UNE DE CES ESPÈCES DULCICOLES ENVAHISSANTES, ou
si vous êtes témoin d’activités liées au déplacement
intentionnel ou accidentel de poissons ou d’autres
organismes aquatiques vivants, PRIÈRE DE LE SIGNALER AU
ministère de l’Environnement de la Colombie Britannique en
utilisant la ligne Report All Poachers and Polluters (RAPP)
au 1-877-952-RAPP (7277) ou par l’intermédiaire du RAPP site.
Veuillez indiquer la date et l’endroit exact (GPS si
disponible). Si possible, prenez une photographie.
De nombreuses EAE importées vivantes au Canada peuvent causer des dommages considérables à la pêche si lâchées dans le milieu naturel.
Poisson-serpent – Plusieurs espèces de poissons-serpents sont originaires d'Asie, de Malaisie, d'Indonésie et d'Afrique. Aucune population connue de ces poissons n’existe dans l'environnement naturel du Canada. Cependant, devraient-ils être introduits par l'homme dans les écosystèmes d'eau douce naturels, comme dans le cas de celui qui a été trouvé dans Central Park Lagoon, à Burnaby, en Colombie-Britannique, ils pourraient causer d’énormes dommages à la pêche récréative et commerciale. Le poisson-serpent peut manger pratiquement n’importe quel petit animal ou poisson qu’il rencontre. Il peut se déplacer sur la terre ferme, vivre hors de l’eau pendant au moins trois jours et se reproduire rapidement.
Anguille
des marais – Cette espèce d’eau douce est également
importée vivante au Canada et peut avoir des effets néfastes
semblables à ceux du poisson serpent. L’anguille des marais est
un vorace piscivore (animal carnivore qui se nourrit
essentiellement de
poissons), mais consomme également des écrevisses, tortues,
grenouilles et échassiers. Les anguilles des marais peuvent
altérer le fond des étangs et des milieux palustres, où elles
s’enfouissent dans des nids. Cette EAE peut vivre hors de l’eau
pour une durée considérable. Les populations établies aux
États-Unis montrent un degré étonnamment élevé de tolérance à
l’eau froide, comme en fait foi leur capacité de survivre à des
températures de l’air inférieures au point de congélation et à
la présence d’une couche de glace à la surface des étangs.
Moule zébrée et moule quagga - Ces moules sont
de petits mollusques bivalves indigènes des lacs d’eau douce de
la région pontocaspienne. On croit qu’elles ont été introduites
accidentellement dans les Grands Lacs laurentiens d’Amérique du
Nord par l’eau de ballast
des navires arrivant d’Europe. La moule zébrée et la moule
quagga continuent à causer des dommages écologiques et
économiques, s’avérant des nuisances importantes dont les
impacts augmentent à mesure qu’elles se propagent vers l’ouest
en Amérique du Nord.
Crabe chinois à mitaines - Seule espèce de
crabe d’eau douce en Amérique du Nord, le crabe chinois à
mitaines présente une grave menace pour les écosystèmes d’eau
douce et les écosystèmes intertidaux. Indigène de Corée et de
Chine, ce crabe a été découvert pour la première fois sur la
côte californienne en 1992, sa pénétration dans les eaux de la
Colombie Britannique s’avérant possible.
Le crabe chinois à mitaines vit en eau douce mais migre vers les eaux à marée pour se reproduire. Il peut manger des oeufs de saumon, de truite et d’esturgeon et peut donc menacer la reproduction de ces espèces. On a aussi observé qu’il peut endommager l’habitat du poisson en provoquant l’érosion des berges.
Il se peut que le crabe chinois à mitaines soit introduit accidentellement au Canada par l’eau de ballast ou intentionnellement par l’industrie des fruits de mer vivants, cette espèce étant considérée comme un aliment fin en cuisine asiatique. Il est important de noter que l’importation du crabe chinois à mitaines est illégale, car l’espèce est un hôte intermédiaire de la douve orientale du poumon et peut donc présenter un risque pour la santé humaine si sa chair est consommée crue ou mal cuite.
PHOTOGRAPHIE :
Botrylloïde violet - Heidi Gartner
Ascidie plissée - AVC/UPEI Shellfish Health
Grand brochet - Michigan Sea Grant
Moule zébrée / Moule quagga - Ron Dermott