Ce que nous avons entendu : Planification des priorités en matière de restauration de l’habitat du poisson dans la région du Pacifique
Sur cette page
- Note aux lecteurs
- Introduction
- Approche de mobilisation utilisée dans la région du Pacifique
- Ce que nous avons entendu
- Prochaines étapes
- Annexe 1: Sources de données
- Annexe 2: Parlons saumon du Pacifique – Questions du sondage
- Annexe 3: Espèces mentionnées lors de la mobilisation
- Annexe 4: Zones importantes dans la région du Pacifique
- Références
- Notes de bas de page
- Liens connexes
Note aux lecteurs
Le présent rapport sur ce que nous avons entendu résume les commentaires qui ont été utilisés pour rédiger le plan des priorités en matière de restauration de l’habitat du poisson dans la région du Pacifique (plan des priorités en matière de restauration). Ce rapport a pour but de saisir et de communiquer les points de vue exprimés au cours de la mobilisation. L’information contenue dans ce document ne représente pas les opinions, les positions ni les orientations stratégiques de Pêches et Océans Canada (MPO). Il ne doit pas être interprété comme indiquant la réponse ou le niveau de soutien du MPO à l’égard d’un commentaire, d’une recommandation ou d’une opinion exprimée.
Introduction
Le plan des priorités en matière de restauration décrit les buts et objectifs régionaux en matière de restauration de l’habitat du poisson dans la région du Pacifique (qui comprend la Colombie-Britannique et le Yukon). Ce travail a commencé en 2022 et a été guidé par le « Cadre pour identifier les priorités de restauration de l’habitat du poisson » (ci-après appelé « Cadre national »), une approche nationale visant à établir des objectifs de restauration de l’habitat du poisson dans les sept régions du MPOFootnote 1. Le Cadre national décrit un processus itératif d’identification des priorités en matière de restauration de l’habitat qui comprend les étapes suivantes :
- recueillir de l’information;
- décrire l’état actuel des activités de restauration de l’habitat du poisson;
- déterminer les espèces, les zones et les fonctions de l’écosystème qui sont importantes;
- établir les objectifs de restauration et les mesures à l’appui;
- déterminer les priorités de restauration;
- évaluer et mettre à jour les priorités de restauration.
Le plan des priorités en matière de restauration a été élaboré sur la base d’une vaste mobilisation auprès de la communauté de la restauration, y compris les Premières Nations, les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et locaux, des organisations non gouvernementales environnementales, des universitaires, des consultants, des promoteurs de l’industrie et des pêcheurs de toute la région du Pacifique. Les conclusions résumées dans le rapport illustrent les commentaires reçus par le Centre d’expertise en restauration du MPO au cours du processus de mobilisation, qui s’est déroulé de 2023 à 2025.
Approche de mobilisation utilisée dans la région du Pacifique
Le Centre d’expertise en restauration a privilégié une mobilisation exhaustive et inclusive au cours des quatre premières étapes du Cadre national. L’objectif était d’écouter le plus de voix possible afin de s’assurer que le plan des priorités en matière de restauration exprime fidèlement les diverses perspectives et expériences des personnes qui participent à la restauration de l’habitat et de celles qui souhaitent y participer.
La mobilisation de la communauté de la restauration s’est faite selon une approche fondée sur des principes. Les trois principes de mobilisation suivants ont été suivis :
- respecter et suivre les principes du plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones;
- recueillir l’avis de la communauté de la restauration;
- assumer la responsabilité des décisions pour la communauté de la restauration.
Cette approche est conforme aux principes relatifs aux relations du gouvernement du Canada avec les peuples autochtones, et elle fait progresser les mesures énoncées dans les principes régissant la relation du Gouvernement du Canada avec les peuples autochtones, la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dans laquelle le gouvernement fédéral adopte la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et le plan d’action qui l’accompagneFootnote 2. Ensemble, ces textes reconnaissent l’importance d’une mobilisation et d’une collaboration véritables pour faire progresser la réconciliation fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.
Approche de mobilisation et aperçu
Les informations sur la dégradation et la restauration de l’habitat, ainsi que sur les espèces et les zones d’importance locale, proviennent de recherches sur Internet, des bibliothèques internes du MPO et des participants à la mobilisation. L’annexe 1 indique les sources d’information qui ont été consultées.
L’approche de mobilisation a donné la priorité aux discussions ouvertes et aux tables rondes, à l’édition de contenu en temps réel et au suivi actif (Figure 1).
Afin d’améliorer l’inclusion et de limiter les obstacles pour les participants, la mobilisation a été menée de façon itérative et incluait :
- des présentations interactives en ligne;
- des ateliers en personne;
- des réunions interorganisationnelles;
- des échanges par courrier électronique de rapports, de documents techniques et de commentaires écrits;
- des sondages en ligne hébergés sur le portail Parlons saumon du Pacifique du MPO (la liste des questions de sondage des phases 1 et 2 est présentée dans l’annexe 2);
- des preneurs de notes qui ont transcrit les questions et les commentaires des participants et révisé des versions du plan pendant les séances de mobilisation;
- un financement accordé aux participants des Premières Nations par le Programme pour la participation autochtone sur les habitats.
Figure 1: Flux de travail de la rétroaction pendant la planification des priorités en matière de restauration de l’habitat du poisson dans la région du Pacifique (plan des priorités en matière de restauration). Les polygones bleus en haut de la figure indiquent toutes les sources d’information reçues et examinées entre le printemps 2023 et l’hiver 2024. Les cercles du milieu décrivent le processus itératif de révision, d’organisation, de suivi de la mobilisation et de synthèse des données.
Une version finale du plan des priorités en matière de restauration a été publiée en mars 2026. Le document sera mis à jour périodiquement à mesure que de nouvelles données seront obtenues.
La mobilisation s’est déroulée en trois phases, décrites ci-dessous.
Phase 1 – Du printemps 2023 à l’hiver 2023
La phase 1 a permis de recueillir des commentaires sur la première version du plan des priorités en matière de restauration et s’est concentrée sur les points suivants :
- déterminer les espèces, les zones et les processus de l’écosystème qui sont importants;
- comprendre les projets, les objectifs et les activités de restauration de l’habitat en cours dans la région du Pacifique;
- déterminer comment les objectifs des projets de restauration, les mesures de soutien et les priorités ont été définis et développés;
- définir les différents processus d’établissement des priorités des projets de restauration;
- déterminer les sources de données qui ont servi à définir les priorités en matière de restauration des habitats;
- décrire les échelles spatiales pour lesquelles la restauration doit être réalisée en priorité (par exemple, bassin versant, sous-région);
- décrire les méthodes de révision et d’établissement de rapports.
Les commentaires ont été organisés en thèmes communs, qui ont été utilisés pour la rédaction de la première version des buts et objectifs de la restauration de l’habitat.
Phase 2 – Du printemps 2024 à l’hiver 2024
La phase 2 a permis de recueillir des commentaires sur la première version des buts et objectifs de la restauration de l’habitat du poisson; la collecte de commentaires sur les sujets abordés au cours de la phase 1 s’est poursuivie au cours de la phase 2. D’autres questions et sujets ont été abordés au cours de la phase 2 :
- la mesure dans laquelle l’ébauche des buts et objectifs s’applique aux initiatives de restauration dans la région;
- les termes et les formulations utilisés dans l’ébauche du plan;
- le recensement des facteurs limitatifs qui ont entravé la planification et la mise en œuvre de la restauration.
Phase 3 – Printemps 2025
La phase 3 a été ajoutée à la demande des participants à la phase 2 qui souhaitaient voir une version plus complète du plan avant l’établissement de sa version définitive. Au cours de la phase 3, la compilation de commentaires sur le contenu des phases précédentes de la mobilisation s’est poursuivie; des informations sur les points suivants ont également été recueillies :
- la manière dont les passages sur les articles pertinents de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et les mesures du plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ont été intégrés;
- la manière dont les espèces, les zones, les priorités et l’importance ont été définies;
- la mesure dans laquelle les indicateurs d’habitat et les mesures de gestion soutenant la réussite de la restauration reflètent la rétroaction recueillie précédemment.
La mobilisation en chiffres
Le portail Parlons saumon du Pacifique a été utilisé pour la mobilisation du public au cours des phases 1 et 2. Le portail a permis de recevoir 61 réponses au sondage au cours de la phase 1 et 25 au cours de la phase 2, et le site Web a été visité 4 209 fois au total au cours des deux phases. Le Programme pour la participation autochtone sur les habitats a fourni 368 000 $ à la mobilisation des Premières Nations pendant cette période.
Entre le printemps 2023 et le printemps 2025, le MPO a tenu 92 réunions et ateliers avec la communauté de la restauration dans la région du Pacifique. Parmi ces réunions et ateliers, 72 ont été tenus en ligne, 15 en personne et cinq en mode hybride, soit en personne et en ligne.
Figure 2: Chiffres de participation au portail Parlons du saumon du Pacifique et réunions et ateliers organisés par le MPO dans la région du Pacifique entre le printemps 2023 et le printemps 2025
Compilation
Les commentaires de toutes les sources ont été compilés dans un document de suivi principal. Dans un souci de clarté et d’intégration efficace, le document de suivi principal a été divisé conformément aux sections du plan des priorités de restauration et catégorisé en thèmes. Les commentaires et les révisions ont ensuite été intégrés dans les versions ultérieures du plan des priorités en matière de restauration, ce qui a permis de veiller à ce qu’ils soient correctement pris en compte et incorporés. La rédaction du document s’est faite en continu, et des réunions de suivi ont été planifiées en fonction des demandes des particuliers, des organismes ou du MPO. Les documents transmis par les participants, tels que des articles scientifiques, des plans de gestion et des études de cas locales, ont été triés par thème et examinés individuellement; bon nombre d’entre eux ont été cités afin d’éclairer et de renforcer le plan des priorités en matière de restauration. Les documents accessibles au public sont répertoriés dans l’annexe 1.
Considérations et limites
Toutes les Premières Nations et tous les membres de la communauté de la restauration de la région du Pacifique n’ont pas été en mesure de participer directement à la mobilisation ou de soumettre des commentaires sur le plan des priorités en matière de restauration. Certaines Premières Nations se sont appuyées sur des organisations non gouvernementales ou des organisations multinationales dont elles faisaient partie pour représenter leurs intérêts lors des réunions. À la demande des Premières Nations du Yukon, le personnel du Centre d’expertise en restauration a assisté à des ateliers sur la stratégie de rétablissement du saumon chinook du fleuve Yukon et a participé à des réunions avec le Conseil des Premières Nations du Yukon afin d’éviter de surcharger le personnel limité du territoire. En Colombie-Britannique, le First Nation’s Fisheries Council of BC a animé des ateliers et financé la participation du personnel des Premières Nations aux réunions.
Bien que des efforts considérables aient été déployés en vue de réduire les obstacles à la participation, comme le report des réunions et la mise en place de plusieurs moyens de soumettre de la rétroaction, tout le monde n’a pas été en mesure de participer à la mobilisation. Par conséquent, le plan des priorités en matière de restauration reflète les connaissances, les valeurs, les perspectives et les contributions de ceux et celles qui ont participé à la mobilisation.
Les commentaires ont été soigneusement examinés et pris en compte afin de déterminer s’ils correspondaient à la portée du plan des priorités en matière de restauration. Bien que toutes les contributions aient été examinées et consignées, toutes les suggestions n’ont pas été prises en compte, car certaines ne faisaient pas partie du cadre du plan des priorités en matière de restauration ou des activités de restauration en général. Les commentaires jugés hors de la portée ont été redirigés vers les personnes-ressources appropriées de façon à s’assurer qu’ils soient tout de même pris en compte. Cette approche a permis au plan de rester ciblé tout en respectant et en saisissant la portée des points de vue exprimés.
Ce que nous avons entendu
Les participants ont fait part de commentaires réfléchis et nuancés sur le plan des priorités en matière de restauration. Les contributions ont porté sur une série de points précis exprimant des perspectives et des priorités diverses. Leurs commentaires ont été résumés et classés en fonction des grands thèmes suivants :
- espèces et zones;
- considérations environnementales;
- perspectives et droits des Premières Nations et réconciliation;
- facteurs socioéconomiques et de gestion.
Espèces et zones
Les participants au sondage ont indiqué un ensemble de bivalves, de mollusques, de crustacés et de poissons dulcicoles et marins qui sont importants pour eux. De nombreuses définitions du terme « importance » ont été communiquées et, dans la région du Pacifique, l’importance est définie comme quelque chose qui a une valeur significative pour ceux qui dépendent de l’espèce en question. Les espèces désignées par la communauté de la restauration lors de la mobilisation sont énumérées dans l’annexe 3. Cette liste n’inclut pas l’ensemble des espèces, des stocks ou des populations de la région du Pacifique; elle illustre plutôt ce que nous avons entendu lors de la mobilisation.
L’éventail des plans d’eau énumérés par les participants à la mobilisation comprend des bassins hydrographiques et des zones côtières de la région du Pacifique (annexe 4). Dans de nombreux cas, cette liste représente des lieux où les gens vivent, où ils sont en contact avec la nature, ou des lieux qui soutiennent leur culture et leur mode de vie. Cette liste de plans d’eau, présentée à l’annexe 4, illustre ce que nous avons entendu au cours de notre mobilisation.
Les annexes ne sont pas exhaustives, et elles pourront être mises à jour lors des prochaines versions du plan.
Considérations environnementales
Atténuation des changements climatiques et résilience : Des participants ont souligné l’importance d’intégrer des considérations relatives aux changements climatiques dans la planification de la restauration afin d’aider les habitats à s’adapter à des conditions changeantes. Il est essentiel de renforcer la résilience des habitats pour atténuer les effets et la gravité croissante des situations d’urgence liées au climat (par exemple, les sécheresses, les inondations, les incendies de forêt et l’élévation du niveau de la mer). Par exemple, laisser aux rivières le temps de s’adapter à des débits plus élevés et procéder à des évaluations sur le terrain pour comprendre les effets des changements climatiques à l’échelle locale.
« Je pense que cette planification doit tenir compte des changements climatiques. L’adaptation au climat devrait en faire partie intégrante. Les solutions de restauration qui fonctionnaient auparavant ne fonctionneront plus. Les habitats restaurés ne seront pas utiles s’ils ne sont pas restaurés avec des solutions adaptées à leur vulnérabilité particulière aux changements climatiques (par exemple, restaurer l’habitat d’un cours d’eau, mais en cas de sécheresse, cet habitat est complètement asséché à la fin de l’été, ce qui entraîne la mort de tous les poissons). Il s’agit d’une planification très technique de la restauration de l’habitat qui ne tient pas compte des différents types de connaissances ou de solutions. »
Participant anonyme à la phase 2 du sondage de Parlons saumon du Pacifique
Il a été suggéré d’élaborer et de mettre en œuvre des approches innovantes et proactives de restauration de l’habitat du poisson, des méthodes de modélisation des trajectoires climatiques et des stratégies efficaces d’utilisation des terres et de l’eau (par exemple, gestion de la sécheresse et pratiques agricoles) afin d’évaluer les nouvelles réalités climatiques et de s’y adapter. Des participants ont également souligné la nécessité d’orientations sur les approches de restauration qui répondent aux changements écologiques causés par le climat. Par exemple, le saumon rose (Oncorhynchus gorbuscha) est présent hors de son aire de répartition passée dans les régions du Pacifique Nord et de l’Arctique, ce qui entraîne des incertitudes et des désaccords sur la manière de restaurer l’habitat et de gérer sa présence.
Effets cumulatifs : Des participants ont souligné l’importance de comprendre les effets cumulatifs lors de la planification de la restauration de l’habitat du poisson. Ils ont souligné la nécessité de s’attaquer aux menaces écologiques et sociales qui se chevauchent et qui ont une incidence sur le poisson, son habitat et les processus écosystémiques dans leur ensemble. Des participants ont notamment appelé à une plus grande éducation et sensibilisation aux effets cumulatifs sur le saumon et ses habitats.
« Dans l’ensemble de la situation, la mise en œuvre de projets de restauration ponctuels n’est pas la bonne solution si nous ne faisons rien pour les autres facteurs de stress qui touchent les habitats en question. »
Participant anonyme, séance de mobilisation dans la région du bas Fraser, 24 avril 2024
Biodiversité : Des participants ont souligné l’importance de définir, de préserver et de maintenir la diversité des espèces et des habitats pour renforcer la résilience face aux perturbations. La préservation de la diversité génétique a également été soulignée comme étant essentielle pour soutenir la santé et l’adaptabilité à long terme des populations de poissons. Des participants ont souligné la nécessité de tenir compte de la biodiversité unique de la région du Pacifique lors de la planification de la restauration des habitats. Ils ont noté que la complexité écologique de la région nécessite des approches diverses et adaptées à l’échelle locale, car les actions menées dans un domaine influencent souvent les conditions dans un autre.
Connectivité des habitats et passage des poissons : La réduction ou l’élimination des obstacles, tels que les ponceaux et les barrages, a été cernée par des participants comme étant essentielle pour favoriser le déplacement des poissons et garantir l’accès aux habitats clés pour la fraie, l’alevinage, l’alimentation, l’hivernage et le refuge. Le maintien de la connectivité entre les eaux d’amont et les zones en aval, ainsi que des corridors riverains continus, a été considéré comme étant vital pour le maintien de populations de poissons en bonne santé.
Des participants ont recommandé d’investir dans la modernisation des infrastructures existantes afin d’améliorer le débit de l’eau et le passage des poissons. Des participants ont également souligné la nécessité d’un entretien et d’une surveillance continus des infrastructures de passage des poissons afin de garantir leur fonctionnalité et leur efficacité à long terme. Des participants ont mentionné qu’une priorité absolue consiste à veiller à ce que les poissons puissent atteindre les habitats essentiels.
Des participants ont également souligné la nécessité de disposer d’orientations claires pour mener à bien les travaux urgents concernant les passes à poissons lors de situations d’urgence climatique, telles que les glissements de terrain ou les sécheresses. Ils ont fait remarquer qu’une intervention efficace nécessite un accès rapide à du inancement, une accélération des procédures de délivrance de permis et d’approbation ainsi qu’un soutien externe pour restaurer la connectivité des habitats et réduire les répercussions sur les poissons.
« Les marais salés et les herbiers de zostère sont des habitats de carbone bleu qui soutiennent la biodiversité littorale, en tant qu’habitats de croissance et d’alimentation. On s’attend à ce que ces écosystèmes littoraux migrent vers l’intérieur des terres en raison de l’accélération de l’élévation du niveau de la mer. Cependant, les modifications apportées par l’être humain au littoral par les digues et les murs empêchent la migration des habitats côtiers infratidaux et intertidaux peu profonds, ce qui entraîne le déclin ou la perte de ces habitats en raison de la compression côtière. Ainsi, pour conserver ces habitats importants, il est essentiel de supprimer les obstacles qui empêchent la migration vers l’intérieur des terres des habitats situés à proximité des côtes (par exemple, les marais salés et les herbiers de zostère) en investissant dans des rivages vivants. Il est essentiel de donner la priorité aux obstacles à la migration des poissons et aux habitats qui ne répondent plus à l’objectif initial. »
Participant anonyme à la phase 2 du sondage de Parlons saumon du Pacifique
Perspectives et droits des Premières Nations et réconciliation
Reconnaître les droits et les titres des Premières Nations, leur autorité et l’intégration de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dans la planification de la restauration : La préservation de l’accès des Premières Nations à la terre et à l’eau et la reconnaissance des systèmes de gouvernance des Premières Nations ont été considérées comme essentielles pour favoriser une véritable collaboration et des résultats efficaces en matière de restauration. L’instauration de la confiance par une mobilisation cohérente et respectueuse, suivie d’actions significatives, a été désignée comme une étape clé vers l’autonomisation des communautés des Premières Nations et la garantie de leur participation active.
« Les peuples autochtones ont besoin d’un accès stable et fiable à leurs bassins hydrographiques du saumon pour pouvoir reconstruire leurs systèmes de restauration, de surveillance et de gestion, et pour pouvoir évaluer avec précision les besoins en matière de restauration de l’habitat. »
Participant anonyme à la phase 1 du sondage de Parlons saumon du Pacifique
L’intégration de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dans la planification de la restauration est considérée par beaucoup comme un moyen de faire respecter les droits des Premières Nations et de garantir une participation équitable à la restauration de l’habitat. Des participants ont également souligné l’importance de reconnaître l’autorité des Premières Nations sur leurs territoires afin de renforcer les liens culturels et de soutenir la gestion à long terme de leurs terres et de leurs eaux.
« Le fait d’inclure les Premières Nations sur le terrain permet de rétablir le lien entre les membres des Premières Nations et leurs droits et responsabilités sur leurs territoires. »
Participant anonyme, séance de mobilisation dans la région du nord-est et du sud-est, le 19 novembre 2024
Intégration du savoir des Premières Nations et du savoir local : Il est important de faire participer et d’inclure les détenteurs de savoirs locaux à tous les stades de la prise de décision afin de s’assurer que le savoir autochtone est respecté et intégré de manière significative dans les efforts de restauration. Des participants ont appelé à une plus grande reconnaissance des systèmes de savoir autochtone, en soulignant que les approches communautaires et l’inclusion des perspectives autochtones dans la planification et la mise en œuvre peuvent conduire à une restauration plus adaptée à la culture, plus respectueuse et plus efficace.
« Les personnes qui vivent le long des cours d’eau et dans les bassins hydrographiques détiennent l’expertise et les connaissances nécessaires à la sauvegarde des ressources locales. »
Participant anonyme, séance de mobilisation dans la région du bas Fraser, 24 avril 2024
« Il est crucial de reconnaître les systèmes de savoir des Premières Nations en tant qu’expertise légitime. »
Participant anonyme, séance de mobilisation dans la région de l’intérieur, le 30 avril 2024
Autodétermination et leadership des Premières Nations et collaboration et établissement de partenariats avec elles : Il est essentiel que les Premières Nations puissent participer et contribuer directement pour garantir que les efforts de restauration cadrent avec les besoins, les valeurs et les priorités locales. Le soutien aux travaux de restauration menés par les Premières Nations et en partenariat avec elles est considéré comme essentiel pour instaurer la confiance et favoriser des partenariats fructueux. Il a été recommandé d’améliorer la mobilisation des Premières Nations et la collaboration entre elles et les organismes de la Couronne afin d’harmoniser les efforts et d’intégrer les différentes visions du monde et les différents systèmes de savoir.
Des participants ont souligné que le Programme des gardiens autochtones était un bon exemple de cette approche. Les gardiens soutiennent la surveillance et la protection de l’habitat en formant les membres de la communauté à superviser les activités d’intendance, à appliquer les règlements locaux et à recueillir des données. La réussite du programme est attribuable à la combinaison des connaissances écologiques traditionnelles et des pratiques locales avec la science occidentale, ce qui renforce les efforts de gestion et de conservation à l’échelle locale.
Des participants ont également demandé que des fonds soient alloués à ce programme et à d’autres programmes gérés par les communautés afin de renforcer les capacités et l’expertise professionnelle, en particulier dans les régions éloignées. Des programmes de mentorat qui transmettent les ressources, les données et les enseignements tirés ont été suggérés pour réduire les contraintes de capacité et soutenir la gestion à long terme. Des participants ont estimé qu’il est essentiel de créer des voies pour la transmission du savoir et de soutenir l’accès et les possibilités pour les Premières Nations afin de garantir que les efforts de restauration soient pertinents sur le plan culturel et durables.
Redéfinir ce qui est important et adopter une approche globale de la restauration de l’habitat du poisson : Des mises en garde ont été formulées sur le classement des objectifs de restauration à l’échelle régionale et la définition de leur importance; des participants ont souligné que cela peut miner et simplifier à l’excès la complexité de la restauration des habitats et négliger le contexte local. Des participants ont souligné l’importance d’une approche globale et écosystémique de la restauration des habitats, qui reconnaisse la complexité et les interconnexions entre les espèces, leurs habitats et les personnes qui entretiennent des relations réciproques avec eux.
« Je n’aime pas envisager le processus par le prisme d’une priorité. En tant que Premières Nations, nous ne pouvons pas choisir ce qui est prioritaire puisque tout est important. Notre avenir sera sombre si nous ne faisons pas ce que nous devons faire, c’est-à-dire régler le problème ensemble – nous devons améliorer les relations entre les Autochtones et la Couronne. »
Participant anonyme, séance de mobilisation dans la région côtière, le 11 avril 2024
Des participants ont souligné que tous les objectifs de restauration sont interconnectés et qu’ils ne doivent pas être priorisés de manière isolée. Pour tenir compte des besoins écologiques, culturels et communautaires locaux, des participants ont recommandé de fixer des objectifs régionaux généraux qui guideront les efforts de restauration tout en laissant aux communautés locales la possibilité d’agir en fonction des priorités et des défis qui leur sont propres. Cette approche plus nuancée reconnaît que les priorités en matière de restauration sont profondément liées et ne peuvent être traitées efficacement de manière isolée.
« Le plan doit reposer sur une vision globale. Il n’y a pas qu’une seule pièce du casse-tête à résoudre. Tout ne fait qu’un et tout est interconnecté. »
Participant anonyme, 20 février 2024
Restauration d’espèces et de zones d’importance culturelle : Des participants ont souligné l’importance de donner la priorité aux efforts de restauration qui soutiennent les espèces importantes sur le plan culturel et les zones vitales pour les cultures, les traditions et la sécurité alimentaire des Premières Nations. Le rétablissement de ces espèces et la restauration de ces zones jouent un rôle essentiel dans la préservation du patrimoine culturel et le renforcement des pratiques traditionnelles, des moyens de subsistance et du bien-être des communautés. Des participants à la mobilisation ont souligné que la protection des sites sacrés et des paysages importants sur le plan culturel contre le développement et la dégradation était essentielle au maintien des économies, de la souveraineté et de la résilience à long terme des Premières Nations. Des participants ont également demandé que les pratiques de gestion des Premières Nations soient incluses dans la planification de la restauration. Ils ont souligné la nécessité de reconnaître la valeur des espèces et des zones qui revêtent une importance économique, commerciale et récréative pour les communautés des Premières Nations.
« Il est important de réfléchir à la manière dont différentes personnes, en particulier les Premières Nations, définissent la restauration. Il s’agit en partie de redéfinir la restauration du point de vue des relations. »
Participant anonyme, séance de mobilisation sur la version 2.0, les 10 et 18 mars 2025
Intégration d’indicateurs bioculturels de réussite : Des participants ont recommandé de promouvoir l’utilisation d’indicateurs bioculturels de réussite dans les projets de restauration de l’habitat afin de garantir la compatibilité avec les valeurs et les priorités particulières de chaque nation. L’intégration de ces indicateurs dans les plans de restauration a été considérée comme un moyen de soutenir la revitalisation des systèmes de savoir autochtone et des pratiques culturelles autochtones, tout en renforçant les approches de la restauration menées par les communautés.
Considérations socioéconomiques et de gestion
Protection et conservation de l’habitat du poisson : Des participants ont souligné que les habitats intacts et restaurés devraient être protégés des impacts anthropiques actuels et de l’utilisation future des terres, tels que le développement urbain, l’extraction des ressources et les véhicules de loisirs (par exemple, les bateaux à propulsion hydraulique et les véhicules tout-terrain). Des participants ont notamment suggéré d’utiliser des mécanismes de conservation, tels que les aires protégées et de conservation autochtones et les zones d’importance écologique. Par exemple, les habitats importants, les eaux d’amont, les zones humides et les estuaires doivent être classés par ordre de priorité afin d’éviter les pertes à l’avenir et de réduire la nécessité d’une restauration coûteuse et moins efficace.
Un grand nombre de participants se sont prononcés en faveur du renforcement de l’application des règlements en place pour garantir une protection adéquate des populations de poissons et des habitats aquatiques contre les menaces industrielles, urbaines, récréatives et agricoles. Des participants ont également réclamé des garanties selon lesquelles les habitats restaurés ne feront pas l’objet d’un développement futur. Des participants ont recommandé l’élaboration de plans consolidés des bassins hydrographiques qui intègrent les politiques, les réglementations et les objectifs de conservation pertinents pour guider les efforts de protection. Tous les participants ont convenu que la protection doit être la première ligne de défense de l’habitat du poisson et qu’elle doit être menée de concert avec la restauration.
« La protection et la conservation des habitats ne doivent pas se limiter aux seules zones protégées. Il convient également de protéger les habitats de valeur qui ont un potentiel viable de restauration, et pas seulement les habitats vierges. »
Participant anonyme, le 2 avril 2025
Financement et renforcement des capacités : Des participants ont souligné que la restauration de l’habitat du poisson nécessite un financement accru et durable, ainsi qu’une formation ciblée et le recrutement d’experts pour soutenir les travaux de restauration sans l’incertitude d’un soutien variable. Un appel fort a été lancé en faveur de mécanismes de financement stables, flexibles et non concurrentiels, adaptables aux besoins particuliers des différentes régions et communautés, soutenant le cycle de vie complet des projets de restauration et permettant de recruter et de conserver un personnel qualifié, en particulier dans les zones éloignées de la région du Pacifique. Des participants ont également recommandé que des fonds soient consacrés aux évaluations de référence, à la surveillance et à l’entretien à long terme et aux interventions d’urgence aux événements climatiques afin de soutenir des résultats durables et adaptables de la restauration.
« Un financement uniforme, facile d’accès et durable et qui peut être obtenu dans des délais raisonnables sans nécessiter d’importantes capacités internes. Sans concurrence ni appel d’offres opposant les différentes Nations. Le ʺfinancement d’adaptation pour la restaurationʺ serait un excellent modèle. Ce modèle serait semblable à d’autres possibilités de financement d’adaptation, par rapport aux demandes de subventions qui mettent en concurrence plusieurs Nations et organisations. Et il faudrait que les fonds soient disponibles bien avant la période des travaux de restauration. »
Participant anonyme à la phase 2 du sondage de Parlons saumon du Pacifique
Des participants ont souligné l’importance de veiller à ce que les processus de financement et d’établissement de rapports soutiennent les travaux de restauration tout en limitant le fardeau administratif. Des participants ont notamment suggéré la restructuration des demandes de financement et des processus d’établissement de rapports afin qu’ils soient simplifiés, plus souples et davantage axés sur les résultats. Un financement accessible et bien structuré est considéré comme essentiel pour permettre des progrès cohérents et significatifs. Des participants ont également recommandé de prévoir des fonds pour l’équipement spécialisé, les services professionnels, l’infrastructure et les déplacements afin d’effectuer des travaux de restauration dans des zones difficiles d’accès, comme au Yukon et le long de la côte nord et centrale de la Colombie-Britannique.
« Il doit y avoir une meilleure compréhension entre les possibilités de financement et les processus de délivrance de permis. Dans de nombreux cas, le délai d’obtention des permis est l’un des principaux risques pour la réalisation d’un projet dans les limites de la période de financement. En outre, le manque de clarté concernant les règlements et les permis applicables dans certaines zones (par exemple, la zone intertidale) constitue un autre risque pour les projets. »
Participant anonyme à la phase 1 du sondage de Parlons saumon du Pacifique
Améliorer la coordination, la communication et la collaboration en matière de réglementation : Des participants ont souligné la nécessité d’améliorer la coordination, la communication et la collaboration en matière de réglementation afin de soutenir une restauration efficace de l’habitat du poisson. De nombreux organismes et administrations peuvent prendre part à la restauration dans la région du Pacifique, ce qui entraîne une confusion sur les rôles et les personnes-ressources, en particulier au sein des gouvernements de la Couronne, où le roulement du personnel peut être fréquent. Des participants ont également souligné l’importance d’assurer la responsabilité des dommages causés à l’environnement, en suggérant que les responsables paient les coûts de restauration. Une approche unifiée a été recommandée pour définir clairement les responsabilités des organismes, faciliter la consultation des règlements et réduire les chevauchements entre les administrations.
« La fragmentation des compétences et des pouvoirs des différents ordres de gouvernement et les organismes complique la protection et la restauration efficaces de l’habitat. »
Participant anonyme, séance de mobilisation dans la région du Nord, le 18 avril 2024
Les cadres réglementaires existants ont été décrits comme étant complexes et rigides, ce qui crée des obstacles à une restauration rapide, en particulier lors d’urgences liées au climat, telles que les récupérations de poissons en raison de la sécheresse. Des participants ont demandé des processus plus souples et une capacité accrue pour les évaluations, la délivrance de permis et la mise en œuvre de la restauration. Des participants ont également suggéré de créer des groupes de travail pour soutenir la restauration le long des voies migratoires et dans les grands bassins hydrographiques. Le renforcement de la collaboration avec les ministères provinciaux et les industries d’extraction des ressources est considéré comme essentiel pour réduire les cloisonnements des champs de compétence et améliorer la mise en œuvre des projets de restauration. L’élaboration de politiques proactives qui prévoient les défis, tels que les changements climatiques et la dégradation de l’habitat, est considérée comme essentielle pour atteindre les objectifs de restauration.
« Les membres de la communauté aimeraient que le MPO les informe davantage sur les succès et les échecs de ses équipes de restauration afin que la communauté puisse tirer parti des leçons retenues. »
Participant anonyme, séance de mobilisation dans la région de l’île de Vancouver, le 20 février 2024
Suivi, gestion des données et transfert de connaissances : Le manque de données de référence, en particulier dans les zones éloignées de la région du Pacifique, est considéré comme un obstacle à la planification et à la mise en œuvre de la restauration, et il fait ressortir la nécessité d’améliorer la collecte et la gestion des données. Des participants ont recommandé d’améliorer la coordination entre les Premières Nations, les organismes de la Couronne et les organisations non gouvernementales environnementales afin de réduire les redondances dans le travail sur le terrain et d’assurer une utilisation efficace des ressources.
Un cadre solide de surveillance et d’évaluation a été jugé essentiel pour suivre les progrès et adapter les efforts de restauration au fil du temps. Selon des participants, sans une surveillance adéquate, les activités de restauration risquent de ne pas produire les résultats escomptés. Le renforcement de ces systèmes contribuera à garantir une restauration éclairée, réactive et efficace.
« La nature à court terme des mesures de surveillance et de performance limite notre capacité à apprendre et à améliorer les méthodes. Dans ma région, de nombreux sites ne sont plus sous la responsabilité de qui que ce soit après une période de surveillance de cinq ans, et nous nous retrouvons avec des projets vieillissants qui nécessitent des réparations. De nombreux sites manquent également de données de référence, de sorte que les répercussions sur la flore et la faune existantes ne sont souvent pas prises en compte dans le calcul des avantages. »
Participant anonyme à la phase 1 du sondage de Parlons saumon du Pacifique
Prochaines étapes
Le processus de mobilisation a permis d’obtenir des renseignements précieux sur l’état des connaissances en matière de restauration dans la région du Pacifique. Il a montré comment la restauration est interconnectée avec la communauté de la restauration, la terre et les eaux, et avec la réconciliation avec les peuples autochtones. Il existe d’importantes possibilités d’établir la confiance dans la région du Pacifique entre le MPO, les Premières Nations et d’autres membres de la communauté de la restauration. Une grande partie des travaux de restauration visant à soutenir le poisson, notamment le saumon du Pacifique, serait difficile à réaliser par une seule organisation et nécessite une collaboration et une coordination engagées.
Les auteurs remercient tous les participants à la mobilisation pour leurs commentaires sur le plan des priorités en matière de restauration et la communauté de la restauration pour ses efforts visant à améliorer les conditions pour le poisson dans un paysage en évolution.
Annexe 1: Sources de données
Rapports, plans, documents et renseignements fournis lors de la mobilisation et examinés pour le plan des priorités de restauration pour la région du Pacifique.
Annexe 2: Parlons saumon du Pacifique – Questions du sondage
Questions du sondage figurant dans le « Plan des priorités de restauration pour la région du Pacifique – Sondage » (Phase 1, avril 2023 à janvier 2024)
- Participez-vous au nom d’une organisation ou à titre personnel?
- Vous définissez-vous comme une personne autochtone?
-
Quels sont vos intérêts personnels pour le saumon du Pacifique?
- Conservation et intendance (p. ex., science et surveillance des écosystèmes, rétablissement et restauration des habitats)
- Mise en valeur du saumon (p. ex., écloseries comme outil de rétablissement des populations et de possibilités de pêche)
- Pêche autochtone
- Pêche commerciale
- Pêche récréative
- Activités sectorielles ou commerciales
- Collaboration et engagement pour lutter contre le déclin du saumon du Pacifique
- Surveillance et mise en application
- Intérêt général
- Autre
- Quel est les 3 premiers chiffres de votre code postal?
- Participez-vous au nom d’une organisation autochtone?
- De quel type d’organisation s’agit-il?
-
Quels sont les intérêts de votre organisation pour le saumon du Pacifique?
- Conservation et gestion durable
- Amélioration des populations de saumon
- Pêche autochtone
- Pêche commerciale
- Pêche récréative
- Activités industrielles et commerciales
- Collaboration et mobilisation pour lutter contre le déclin du saumon du Pacifique
- Surveillance et application de la réglementation
- Intérêt général
- Autres
- Quel est les 3 premiers chiffres de le code postal de votre organisation?
- Avez-vous de l’information ou des documents, qui ne figurent pas à l’annexe 2, pouvant être examinés et partagés dans le plan régional?
- Veuillez formuler vos commentaires sur les « Sources d’information » du Plan des priorités de restauration.
- Veuillez téléverser des documents en utilisant le lien « Choisir un fichier » ci-dessous.
- Selon vous, quelle serait la manière la plus utile d’organiser les données dans le plan régional?
-
Quelle structure de délimitation fondée sur les peuples autochtones vous semble la plus utile pour l’interprétation de l’information dans le plan régional?
- Territoires traditionnels
- Frontières linguistiques autochtones
- Régions représentées par des conseils tribaux et des regroupements autochtones
- Je ne sais pas
- Autre
- Avez-vous d’autres commentaires au sujet des obstacles à la restauration de l’habitat du poisson dans votre région?
- Veuillez nous faire part de vos réflexions sur les obstacles à la réussite de la restauration de l’habitat du poisson.
-
Quels sont, selon vous, les principaux obstacles à la réussite des projets de restauration de l’habitat du poisson dans votre région?
- Les changements climatiques
- L’accès aux terres
- L’incertitude quant aux résultats des projets
- Le manque d’expertise
- Le manque de capacité pour réaliser les travaux
- L’absence de suivi normalisé ou de mesures de rendement
- Le manque d’information existante ou d’études de référence
- L’éloignement du site
- La réglementation
- Les risques pour les infrastructures existantes
- Le manque de normes, de lignes directrices ou de pratiques exemplaires de gestion (PEG)
- La structure ou les limites du financement
- Le manque de financement
- Aucun
- Je ne sais pas
- Je préfère ne pas répondre
- Autre
- Quelle norme, ligne directrice ou pratique exemplaire de gestion en matière d’habitat du poisson devrait être développée en priorité?
- Avez-vous d’autres commentaires concernant les obstacles à la réussite de la restauration de l’habitat du poisson dans votre région?
- Veuillez nous faire part de vos réflexions sur les obstacles à la réussite de la restauration de l’habitat du poisson.
-
Veuillez sélectionner l’espèce importante sur le plan écologique dans votre région. Cochez toutes les réponses qui s’appliquent.*
- Ombre de l’Arctique
- Espèces bivalves (p. ex. moules, myes, pétoncles)
- Omble à tête plate
- Lotte
- Saumon quinnat
- Saumon kéta
- Saumon coho
- Espèces de naseux (p. ex. naseux de Nooksack, naseux moucheté)
- Eulakane
- Esturgeon vert
- Kokani
- Hareng du Pacifique
- Saumon rose
- Truite arc-en-ciel
- Espèce de sébaste
- Espèces de chabots
- Saumon rouge
- Truite arc-en-ciel
- Espèces d’épinoches
- Espèces de meuniers
- Truite fardée versant de l’ouest
- Esturgeon blanc
- Corégone
- Je ne sais pas
- Autre (veuillez préciser toutes les espèces qui s’appliquent)
- Veuillez sélectionner l’espèce importante sur le plan culturel dans votre région. Cochez toutes les réponses qui s’appliquent.
- Veuillez sélectionner l’espèce importante sur le plan commercial dans votre région.
- Veuillez sélectionner l’espèce de poissons d’importance récréatif dans votre région.
- Quelles sont les zones importantes (p. ex. bassins versants, plans d’eau) dans votre région?
- Quelles sont les fonctions écosystémiques importantes dans votre région?
-
Veuillez sélectionner un maximum de cinq besoins en matière de restauration de l’habitat dans votre région:
- Accroissement de la quantité d’eau (p. ex. débit d’eau, rétention d’eau)
- Amélioration de la qualité de l’eau (p. ex. oxygène dissous)
- Réduction de la température des cours d’eau
- Amélioration de l’accès aux refuges d’eaux froides
- Améliorer la structure, la complexité et la couverture de l’habitat dans les cours d’eau (p. ex. restauration fondée sur la forme)
- Amélioration des processus biologiques, hydrologiques ou géomorphologiques (p. ex. restauration fondée sur les processus ou restauration au stade 0)
- Amélioration de connectivité horizontale des habitats (p. ex. plaines d’inondation, zones humides, chenaux latéraux, habitats hors chenal)
- Amélioration de la connectivité verticale des habitats (p. ex. eaux souterraines, zone hyporhéique)
- Amélioration du passage du poisson dans les cours d’eau (p. ex. supprimer les ponceaux, les barrages abandonnés ou d’autres obstacles)
- Amélioration de la connectivité des habitats marins (p. ex. créer ou restaurer la couverture le long des voies de migration littorales)
- Augmentation de l’engagement dans les plaines d’inondation le long des rivières, des lacs ou des estuaires
- Améliorer ou stabiliser les zones riveraines côtières et intérieures
- Amélioration de l’habitat fonctionnel des estuaires ou des marais salés (p. ex. herbiers de zostères)
- Amélioration des zones riveraines (côtières et intérieures)
- Aucune
- Je ne sais pas
- Je préfère ne pas répondre
- Autres (veuillez préciser les autres besoins en matière d’habitat)
- Avez-vous d’autres commentaires, questions ou réactions sur les besoins en matière de restauration des habitats dans votre région?
- Veuillez nous faire part de vos commentaires, questions ou réactions sur les besoins en matière de restauration des habitats dans votre région.
- Avez-vous déjà hiérarchisé les besoins en matière de restauration des habitats à l’échelle locale ou régionale?
- Veuillez décrire le processus que vous avez suivi (p. ex. cadre décisionnel) ou fournir un lien vers les ressources que vous avez utilisées.
- Comment hiérarchiseriez-vous les besoins en matière de restauration des habitats dans votre région?
- Avez-vous d’autres commentaires, questions ou réactions sur les priorités en matière de restauration des habitats dans votre région ou sur le processus d’établissement des priorités?
- Commentaires, questions ou réactions sur les priorités en matière de restauration des habitats ou sur le processus d’établissement des priorités.
- Souhaitez-vous présenter des éléments supplémentaires concernant la restauration de l’habitat ou l’ébauche du Plan des priorités de restauration pour la région du Pacifique?